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CHÂTEAU ET DOMAINE DE MAUBOURG
(Haute-Loire)

Maubourg
Saint-Maurice de Lignon
 

DATES ET HORAIRES DES VISITES
___

Ouvert du 30 juin au 2 septembre
Contact04 71 59 10 76

 

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Le domaine de Maubourg est la propriété de la Communauté de Communes des Sucs
qui le racheta en 2004 aux Houllières de la Loire...

Ce château fut édifié au début du XIXème siècle, l'ancien château, détruit sous la Révolution, se composait de trois tours (la plus ancienne devait remonter au XIème siècle) et de corps de bâtiments. Les générations qui s'y sont succédé recouvrent deux familles, les Malet.
Le domaine de Maubourg, à mi-chemin entre Saint-Étienne et Le Puy-en-Velay, sur la commune de Saint-Maurice de Lignon, est le berceau d'une importante baronnie diocésaine du Velay à partir du XVIème siècle, qui englobait également le château de La Tour et Sainte-Sigolène. L'importance du site tient, entre autres, à ce qu'il se situait sur une voie reliant Retournac sur les bords de la Loire à Saint-Pierre de Bœuf sur les rives du Rhône. L'allée historique qui mène à l'entrée principale du château est une infime partie de cette ancienne voie.
Il reste un ensemble de parcs "grand parc et petit parc" de 33 hectares, entouré d'un mur de pierres, qui comprennent plusieurs arbres remarquables, un hêtre de quatre siècles et deux chênes de plus de trois siècles. Le petit parc a été édifié sur les plans d'un paysagiste anglais du début du XIXème siècle.

Les bâtiments consistent en une tour, vestige de l'ancien château, une glacière, construction assez rare dans cette partie de la France, une orangerie, édifiée au XVIIIème siècle par le maréchal de la Tour-Maubourg et le château, composé de quatre bâtiments entourant une cour rectangulaire. L'entrée d'honneur se trouve sur la façade ouest. À gauche se situe le grand escalier puis, dans l'aile nord, les pièces de service. À droite de l'entrée, des salles de réception : une antichambre, la salle à manger, une suite de trois salons, une grande pièce et la bibliothèque sur la façade est. Sur cette même façade est, après un passage vouté permettant l'accès à la cour intérieure, se trouve la chapelle.
À l'étage, au-dessus des salles de réception se trouve la chambre du marquis suivie par la chambre de Lafayette, des chambres d'apparat et des salons et, à l'angle de l'aile sud et de l'aile, se trouve la chambre de la marquise. Les décors antérieurs aux transformations du XXème siècle menées par les Houillères de la Loire ne subsistent que dans la bibliothèque, la grande salle et la chapelle. On peut également admirer les cheminées et les parquets en orme ou en merisier.

HISTOIRE DES MAUBOURG

Un millénaire de règne

Avant de s’appeler de Maubourg, il faut parler d’une famille régnante pendant plus d’un millénaire sur une grande partie Est de la Haute-Loire, une partie du Vivarais, et au-delà du Rhône dans sa partie drômoise. Un de ses ancêtres aurait été évêque de Vienne Ursus (en 250).
La famille descend des Seigneurs du Mézenc qui s’apparentaient plus à des bandits de grands chemins en rançonnant tout ce qui passait à proximité. Elle installa sa citadelle aux "Dents du Diable", au lieu dit "Le Chastelas", à proximité immédiate du Mézenc et vécut en autarcie familiale qui devint plus tard "les couderts". Elle partagea une partie du territoire avec les de Mercœur.

Ils étaient avant tout des guerriers mais ils construisaient et soutenaient pour la paix de leurs âmes des Abbayes, telles que Bonnefoy, Mazan et Saint-Chaffre (le Monastier sur Gazeille). De leurs installations il ne reste que des suppositions et quelques matériels qui prouveraient leur existence.
Après avoir souffert dans le froid, "la burle" (vent glacial qui forme les congères), isolés sur leur rocher, ils émigrèrent vers des lieux plus cléments. Il y eut différentes alliances avec les Chapteuil et les Mercœur d’Auvergne. Au milieu du XIIIème siècle ils décidèrent de s’installer à Fay sur Lignon. Aujourd’hui, il ne reste que quelques vestiges, des morceaux de remparts et l’Eglise, plusieurs fois modifiée. Ils prirent le nom "de Faÿ".
Leur pérégrination ne s’arrêta pas là, puisque plus tard ils établirent leur château à Saint-Julien Chapteuil, dont ils adoptèrent aussi le nom. Aujourd’hui, on peut y voir des restes de fortifications dont la porte du Puy, et, juché sur le piton un pan de mur de la citadelle. Artistes et lettrés, ils protégèrent les lettres et les arts. Ce fut un de Faÿ, Pons de Capdouil, troubadour du XIIème siècle qui après avoir aimé, chanté, pleuré la belle Alézaïs de Mercœur, qui s’engagea par désespoir à la suite du Roi de France et d’Angleterre à la Troisième croisade où il mourut. Il reste de lui, dix-huit chants.

XVIème siècle, arrivée des Maubourg

Les Maubourg ne sont pas encore à Saint-Maurice de Lignon. Il fallut attendre le XVIème siècle pour que Christophe de Faÿ, petit-fils des Rochebonne, épouse Marguerite Malet dite de la Tour et fille de Jean de la Tour Maubourg pour que naissent les : De Faÿ de la Tour Maubourg. Ils vinrent s’installer à Saint-Maurice sur une terre qu’ils achetèrent à Jean Mitte de Miollans en1540. Ils y construisirent un château dont il ne subsiste aujourd’hui que la tour et une partie des douves.

LE PARC

Ce vaste parc s'étend autour d'un château inscrit à l'inventaire des Monuments Historiques pour les façades, la Chapelle, les chambres du Marquis de la Fayette et de la Marquise. Le premier château, construit par les Malet, remonte au XIIIème siècle. Agrandi au XVème siècle puis au XVIème siècle par la famille Fay de Latour-Maubourg, il fut à nouveau transformé au XVIème siècle, puis entouré d'aménagements de plaisance : il faut citer la Glacière, immense frigo du XVIIème siècle (cavité de 8 mètres de diamètre et 6 mètres de profondeur remplie de glace durant l'hiver pour servir de chambre froide l'été). En 1798, les bâtiments furent démolis, à l'exception d'une tour, et le château reconstruit à l'emplacement des anciens communs par César de Latour-Maubourg. Quatre ailes de style Directoire sont disposées symétriquement autour d'une cour rectangulaire et complétées par un parc à l'anglaise. La distribution et le décor des pièces à l'étage, notamment les chambres des maîtres de maison, ont été conservées.

Le domaine de Maubourg est accessible au public de juillet à août. Il est possible de louer le parc entre le 1er mai et le 30 septembre. Le Domaine sert d'écrin pour des réceptions privées ou bien des manifestations ouvertes au public. Des tarifs de location ont été votées par les élus de la communauté de communes des sucs, propriétaire des lieux.

PERSONNES QUI ONT MARQUÉ L'HISTOIRE DE LA FAMILLE

Jean-Hector (1678-1764), Marquis de la Tour Maubourg, mousquetaire du Roi. Il ; participa à plusieurs campagnes et fut élevé au titre de Maréchal de France. Ce fut un homme d’affaires ayant trois résidences, une à Saint-Maurice de Lignon, une à Paris et une à Gueugnon (Saône et Loire). Il fit des transformations importantes à Maubourg, amena un certain confort au château, créa l’Orangerie et fit percer la glacière. Il réalisa à Gueugnon des forges et fonderies, grâce au minerai de fer qui était presque à fleur de terre. Il utilisa le bois des forêts et des taillis pour combustible et se servit de la voie navigable de l’Auroux en la reliant par un canal pour le transport des produits. Il se maria trois fois, mais ne naquirent que des filles. Il chercha alors dans la famille le plus proche parent masculin qui pouvait lui succéder et trouva Claude Florimont de Coïsse (1712-1790) petit cousin dans l’espérance d’un héritier mâle. (Coïsse, hameau d'Arlanc dans le Puy de Dôme). Celui-ci se maria deux fois. Il eut plusieurs enfants nés à Châteauneuf de Galaure dans la Drôme, dont trois garçons :

- Marie-Charles César (1756-1831), militaire qui siégea aux Etats Particuliers du Velay puis aux Etats Généraux et à l’Assemblée Constituante. Il fut choisi avec deux autres comme commissaires pour aller chercher le Roi Louis XVI en fuite à Varennes et le ramener à Paris. Il ne vota pas la mort du Roi et s’enfuit en Prusse rejoindre La Fayette. A son retour, il subit contre son gré le Consulat et l’Empire et reprit sa place de Pair de France au retour de Louis XVIII et de Charles X. C’est à son fils Just-Pons Florimont que l'on doit le château actuel, la citadelle primitive ayant été rasée par les révolutionnaires.

- Marie-Victor Nicolas (1768-1852). Il combattit sous les ordres de La Fayette et participa aux campagnes napoléoniennes. A la bataille de Leipzig, il perdit une jambe emportée par un boulet de canon. Après les 100 jours, le Roi lui confia l’organisation de volontaires royaux et lui donna le poste de Gouverneur des Invalides. C’est grâce à lui que le nom de La Tour Maubourg fut donné à de nombreuses casernes, rues (à Paris ou Cannes), et même une station de métro.

- Just-Charles (1774-1846) rencontra et épousa en exil Anastasie Mottier de la Fayette. C’est de cette union que descendit l’ex-reine des belges Paola femme d’Albert II.

XIXème siècle : les derniers de la lignée (le marquis et la marquise)

César Florimont (1820-1886) né à Dresde. Après une courte carrière militaire contre l’Emir Abd El Kader, il se maria en 1849 avec Anne Mortier de Trévise, petite fille du premier ministre de Louis-Philippe, assassiné à Paris dans un attentat dont il n'était pas visé. Il fit une carrière politique locale en tant que maire de Saint-Maurice de Lignon et nationale au Conseil Régional de la Haute-Loire et au Corps Législatif. Il fut député de la Haute-Loire en 1852. L’Empereur Napoléon III se l’attacha comme officier de louvèterie. Sa femme fut nommée à son tour, Dame d’Honneur de l’Impératrice Eugénie. Il changea de devise par "Pace Bello Que" (grand dans la paix comme dans la guerre). Il reprit ainsi la devise d’une de ses propriétés de Bretagne à Kervignac dans le département du Morbihan.

Jusqu’en 1870, la famille vécut paisiblement entourée de ses deux enfants, entre Paris, Saint-Maurice de Lignon, Cannes, Glareins, dans les Dombes non loin de Bourg en Bresse. Le sort s’acharna, ils perdirent en 1870, leur fils Just à la bataille de Bellegarde. En 1836, leur fille Nancy qui mourut en couche ainsi que la petite fille qui venait de naitre. Le Marquis reporta sur son gendre, Pierre de Kergorlay, certaines de ses charges, en effet, il deviendra Maire de Saint-Maurice de Lignon. Il mourut en 1886. La Marquise lui survécut jusqu’en 1900, sans héritiers directs. On peut ajouter que la famille s’éteignit à la mort de Just. Elle rechercha alors le plus proche parent de la lignée et le trouva en la personne de Philippa de la branche des Solignac, mariée au Baron de Framont.

La marquise, une bienfaitrice pour la commune. Elle donna un bâtiment pour y créer la Mairie, un autre pour l’école, elle participa aux réparations de l’Eglise du village. Très pieuse, elle fit une donation pour la construction du Sacré-Cœur de Montmartre et de l’Eglise d’Ars. On retrouve une trace écrite comme une prière à Dieu, derrière un tableau de la Chapelle de Maubourg lors du déménagement. Il faut ajouter que le Marquis est à l’origine de la construction de la gare de Pont de Lignon et du pont suspendu de Confolens, afin de désenclaver cette partie de la vallée de la Loire.

ÉQUIPEMENTS & SERVICES

• Animaux admis.


Le château, la tour, la glacière, l'orangerie ainsi que la chapelle funéraire du cimetière de Saint-Maurice de Lignon ont été inscrits sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 2007

 

■ Visite(s) conseillée(s) à ou près de la ville de Saint-Maurice de Lignon


• Monistrol sur Loire
• Sainte-Sigolène

13.03.2018

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