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Découvrez quelques spécialités du département
de la Haute-Loire...
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Le Fin Gras
Le
Fin Gras est une production saisonnière, du 1er
mars au 1er juin, date qui marque la fin de
l'hiver lorsque les bovins sortent de l'étable. Cette viande provient de bovins
de plus de deux ans, sélectionnés dès leur naissance ainsi qu'à chaque étape de
leur vie, et lentement engraissés au meilleur foin des hauts plateaux du Mézenc.
Ce foin est renommé pour sa finesse et sa richesse en plantes aromatiques,
notamment en "cistre"
("Fenouil des Alpes"). L'originalité réside dans le fait
que le Fin gras est le résultat d'un engraissement hivernal, au foin, et non
estival, à l'herbe.
Le Fin Gras du Mézenc est une viande de bœuf persillée, par définition parsemée
de minuscules pointes de gras qui, en fondant à la cuisson, libèrent leurs
arômes. L'art subtil de l'éleveur consiste à favoriser ce persillage tout en
évitant la formation d'un gras intermusculaire excessif.
A ce jour, quatre-vingt éleveurs sont engagés dans la démarche de valorisation
et de promotion du Fin gras. L'association Fin gras du Mézenc rassemble non
seulement les éleveurs mais également des bouchers et des restaurateurs, unis
par le respect d'un cahier des charges très précis, gage de qualité et
d'authenticité du produit. La zone de production et l'engraissement au foin
produit dans la zone d'appellation sont deux caractéristiques indispensables.
La flore et le savoir-faire des éleveurs du plateau du Mézenc entre Ardèche et
Haute-Loire ont donné naissance au Fin Gras : une viande persillé très réputé au
XIXème siècle. Après une période d'oubli qui couvrit tout le vingtième siècle,
la relance de cette production de viande bovine donna une place
essentielle à la mémoire des éleveurs car il fallait retrouver les
savoir-faire oubliés en matière d'engraissement mais aussi de
fenaison...
D'autre part, la mémoire des éleveurs du Mézenc inscrit un peu plus le Fin Gras
dans un terroir, dans un contexte socioprofessionnel et dans l'histoire de la
région. Il ne faut pas oublier que le Mézenc fut avant tout l'un des principaux
fournisseurs de bêtes de traits pour le sud-est de la France au point que le Fin
Gras restait un " produit dérivé "Le 4 juillet 2002, le Fin Gras du Mézenc s'est
vu récompensé par l'obtention de l'AOC. |
Le
fromage au lait cru " Le Velay "
Le Velay est un fromage au lait de
vache. Exclusivement fermier, il diffère forcément d'une ferme à
l'autre. On recense près de 23 producteurs fermiers du Velay (de
Loudes à Solignac, Pradelles, Saint-Paulien, Cayres...).
Une fabrication originale et spécifique
L'originalité de sa fabrication réside dans la préparation du lait
de vache qui détermine toutes les qualités du futur fromage : en
effet, après maturation, le lait de la veille est partiellement
écrémé puis mélangé avec du lait de la traite du jour afin d'être
emprésuré.
Ensuite, lors de chaque étape de sa conception, du moulage au
salage, le Velay est soigneusement travaillé à la main comme le
faisaient les producteurs il y a des siècles.
Après le salage, le fromage est mis à sécher 2 à 5 jours avant de
rejoindre les claies ou maies en bois de peuplier propices au
développement des fameux artisons ou "artisous".
La durée d'affinage en cave est de 3 semaines minimum, mais les
connaisseurs se délectent plus volontiers d'un fromage de deux mois
d'âge, à la croûte irrégulièrement façonnée par ces milliers de
petits acariens.
Le Velay : un fromage aux "artisous"
C'est aux artisons ou "artisous" que le Velay doit l'aspect rustique
de sa croûte, savamment sculptée. Mais pour les connaisseurs, ces
petits acariens ont également un rôle dans l'élaboration de la
saveur de ce fromage bien particulier.
Un terroir de qualité
Par sa montagne, son sol riche et son climat particulier, le Velay
Volcanique marque de son empreinte les produits qui en sont issus.
Ainsi, les terres des Hauts Plateaux du Velay, à dominante
basaltique, offrent aux vaches laitières des herbages équilibrés
riches en magnésium. Les laits qui en sont issus, travaillés selon
un savoir-faire traditionnel, sont superbement "charpentés" et
permettent d'obtenir un fromage "de garde" pouvant être transporté
et conservé longtemps.
Récompensé récemment par
l'attribution officielle de la provenance "Montagne". |
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La
Lentille Verte du Velay
Plusieurs écrits anciens ainsi que des découvertes archéologiques
récentes font remonter la présence de la lentille verte dans la
région du Puy-en-Velay à plus de 2000 ans.
Surnommée le "Caviar du pauvre", la Lentille Verte du Puy se
différencie de ses consœurs par son goût fin, délicatement sucré, sa
belle couleur verte, sa peau plus fine et son amande non farineuse
permettant une cuisson rapide. Un aliment sain et diététique.
Exceptionnelle source de protéines végétales, riche en certains
acides aminés indispensables, naturellement pauvre en lipides, la
lentille verte du Puy contribue efficacement à équilibrer
l'alimentation par un apport de fer, magnésium ainsi qu'en vitamines
B. Elle est d'ailleurs souvent comparée à un "bifteck végétal". Des
nutritionnistes affirment que la consommation de légumes secs
concourt à la baisse du taux de cholestérol.
Reconnue pour ses qualités diététiques et culinaires, elle est
maintenant aux menus des plus grands cuisiniers.
Le premier légume sec A.O.C
La lentille verte du Puy, reconnue "Appellation
d’Origine" dès 1935, a été le premier légume sec à être distingué
par une Appellation d'Origine Contrôlée (A.O.C.) en 1996. Cette
démarche identifie une tradition, un terroir, une saveur ; bref, un
NOM "Lentille verte du Puy". Toutes les opérations, du semis au
conditionnement, suivent des règles très strictes. Une partie
des producteurs propose également des Lentilles Verte du Puy issues
de l’Agriculture Biologique.
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La noire du Velay
Cette race qui semble être arrivée en France avec les
peuplades celtes qui sont venues s’installer pour une part dans le
Massif Central, a connu un développement important. Auparavant
nommée NOIRE DES BAINS, du nom d’une localité proche du Puy en
Velay, elle a connu aussi une période très difficile au début du
siècle, avec la volonté des négociants de croiser les femelles de
cette race avec des béliers mieux conformés, pour accroître la
conformation des produits. C’est dans les années 70 que certains
éleveurs vont travailler à son redéveloppement.
Cette race est aujourd’hui principalement implantée dans le
département de la Haute-Loire. Certains troupeaux sont aussi
implantés en Ardèche et dans la Drôme. Enfin, on peut noter
l’exportation d’animaux vers la Suisse et le Maroc qui s’intéressent
fortement à cette race. Ses fortes aptitudes au
désaisonnement conduisent les éleveurs à exploiter de manière
intensive ce potentiel pour un rythme d’agnelage accéléré dans les
zones de semi-montagnes où elle est élevée. |
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Perles rouges et perles
noires des Monts du Velay
Les exploitations du Midi de l’Auvergne se situent entre
850 et 1150 mètres. Cette altitude est un atout essentiel pour la
production de petits fruits. Elle permet un « désaisonnement » de la
production. Les sols d’origine granitique ou
basaltique sont propices à leur culture. Ainsi, les Perles des monts
du Velay possèdent une qualité gustative largement supérieure à la
moyenne. |
La
Verveine du Velay
La Verveine du Velay est,
depuis 1859, un emblème du patrimoine gastronomique de l'Auvergne.
La distillerie Pagès ouvre grand ses portes au public, et l'invite à
pénétrer dans son univers secret, empreint de tradition, d'histoire
et d'authenticité.
Terroir
et tradition
La Distillerie de la
Verveine du Velay a toujours fabriqué dans son terroir d'origine, le
Velay, sa célèbre Liqueur. A base de plus de trente-deux plantes -
dont la verveine, entièrement cultivée sur les Monts du Velay -, sa
formule fut découverte en 1859 par un apothicaire de génie, Joseph
Rumillet Charretier.
En savoir plus
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La
dentelle du Puy
D’après les historiens français, l’origine de la dentelle remonte au
milieu du XVème siècle. En 1406, une brodeuse, Isabelle Manour, fut
choisie par l’évêque du Puy pour confectionner, conformément à la
tradition, une robe fine et transparente pour la vierge noire,
portée en procession à travers la ville. Pour s’acquitter de sa
tâche, elle créa le premier métier à dentelle (carreau).
L’essor commercial n'a pas tardé et dès le début du 16ème siècle la
mode s'est emparée de la dentelle. Les nobles en ce temps là se
ruinaient pour en acheter, les titres de noblesse s’évaluaient au
volume de dentelle que l’on portait. Dans toutes les maisons de la
région les femmes occupaient leurs veillées à confectionner la
dentelle du Puy renommée pour sa finesse et sa créativité.
La dentelle constituait un appoint "pécuniaire" non négligeable,
c’était une occupation à domicile, les dentellières travaillaient à
"façon", les fils et le modèle étaient fournis par le grossiste, le
calque était rendu après usage. Chaque famille de la région
possédait un, voire deux "carreaux". En 1776, du fait de ses
exportations, la dentelle occupait 80 000 personnes. Le Puy en Velay
comptait à cette époque, 173 marchands dont près de 10 exportaient à
l’extérieur de l’hexagone. Actuellement cette industrie, qui s’est
modernisée, connaît un certain essor notamment grâce aux commandes
de pays étrangers. Cette industrie régionale se poursuivit jusqu’aux
années 1920, date à laquelle sont apparus les premiers métiers à
dentelle mécanique. Ils étaient les "bourreaux" de la dentelle à la
main.
En 1931, le Tribunal Civil du PUY-EN-VELAY consacre ces usages
locaux, loyaux et constants. Il dit et juge que l'appellation
"DENTELLE DU PUY" est exclusivement réservée à la dentelle faite à
la main à l'aide de fuseaux maniés par l'ouvrière. Cette disposition
à caractère impératif, confère ainsi à la dentelle faite à la main
une APPELLATION D'ORIGINE : dénomination d'un pays, d'une région,
d'une localité, servant à désigner un produit qui en est originaire
et dont la qualité ou les caractères sont dus au terroir, au
savoir-faire ancestral, à la tradition.
Matériel utilisé
Le Carreau
C'est un coussin carré sur lequel on dispose tout le matériel. Sur
la partie supérieure se trouve le tambour ; il accueille le carton
ou modèle du motif à exécuter. Les épingles à tête de verre servent
à fixer le fil de lin sur le carreau et à respecter le tracé de la
dentelle à exécuter.
Les Fuseaux
Leur fonction est bien définie. Le fuseau vellave est un petit
instrument en bois tourné de 8 à 10 cm de longueur et de forme
allongée. La tête retient le fil de lin à l'arrêt. La bobine ou
fusée, est la partie centrale qui sert à stocker le fil ; enfin, le
manche sert à prendre et à diriger le fuseau.
Les épingles
Elles sont utilisées pour arrêter le fil afin de suivre le dessin
piqué sur le carton. Elles maintiennent donc en place les
croisements des fils. Elles sont plus ou moins fines selon la
grosseur du fil. Autrefois, elles étaient en cuivre ou laiton car
ces matières ne rouillant pas, elles ne tachaient pas la dentelle.
Ensuite elles furent en acier inoxydable avec une tête à verre
multicolore, et c’est aujourd’hui le modèle le plus courant.
Le carton
C'est le patron. Les cartons sont les supports des modèles dessinés
regroupés par planche de 10 modèles environ et classés par degrés de
difficulté.
La matière première
La dentelle se fabrique avec du fil en soie, de la laine, du fil
d'or ou d'argent mais surtout avec du fil de lin ou coton.
Appellation d'Origine
La dentelle du Puy depuis 1932, fait l'objet d'une Appellation
d'Origine afin de la différencier des dentelles importées du sud-est
asiatique ou des dentelles mécaniques. La création en 1976 de
l'Atelier Conservatoire National permit de relancer l'intérêt pour
la dentelle du Puy. Dans le même temps, se créait le Centre
d'Enseignement de la Dentelle qui a codifié et vulgarisé les
méthodes d'apprentissage et refabriqué le matériel nécessaire (les
carreaux et fuseaux). Des milliers de stagiaires du monde entier
sont venus ces vingt dernières années se former au Puy-en-Velay.
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