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NÉRIS LES BAINS
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Paris en Combrailles...
Calme et sérénité...
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De superbes monuments
art déco ponctuent
la cité Bourbonnaise. |
A L'ombre des grands
tilleuls, se dégage une atmosphère incomparable. Dès votre arrivé, Néris
les Bains vous plonge dans son univers. Clame, sérénité et douceur de vivre.
Il semble parfois que le temps s'arrête.
Au loin, une ligne noire, empanachée de brumes, les Combrailles barrent la
route au voyageur arrivant du nord, repu de plaines à colza et d’étendues
infinies. Cette forteresse minérale, au relief incertain, entaillée par l’eau
de mille ravines secrètes, couche sur Montluçon l’industrieuse une ombre
protectrice. Tout en bas, la ville a semé la plaine d’une volée de
cheminées d’usine.
Aux beaux jours, le travail terminé, les citadins
se réfugient dans leur montagne et investissent Néris l’exotique. A Néris,
les époques les civilisations se bousculent, s’observent, se taillant un
terrain à la mesure de leur caractère. Au creux du vallon où s’écoulait la
source bienfaitrice déjà vénérée par les Celtes, cest la Néris voluptueuse, héritière
de bonnes manières romaines, drapée dans larchitecture chamarrée de la fin
du siècle
dernier, égrenant les hôtels aux façades précieuses autour
du parc centenaire.
De lautre côté de la route qui
traverse la cité de part en part, juchée sur un promontoire défensif,
léglise romane lui fait
face: fondée au VIème siècle sur
les ruines
dun temple romain, rebâtie six siècles plus tard, surmontée
d’un superbe
clocher
octogonal, elle veille sur la nécropole mérovingienne, qu’une
vaste verrière permet de contempler avec une rudesse toute
médiévale. Car elle fut grande, cette ville
irriguée par l'une des grandes routes de l' Empire. César lui-même y
aurait séjourné, avant de livrer bataille aux Arvernes.
En
conquérant ces
contrées gauloises, les romains, gens
de savoir- vivre,
ont su tirer tout le parti des eaux chaudes.
De vastes
piscines, pratiquées sur le cours du ruisseau thermal,
lhémicycle dun amphithéâtre,
témoignent encore de l'importance de la cité, dont on
dit
quil fallait une demi-journée de cheval pour en
faire
le tour. Les invasions barbares ont tout emporté
sur leur passage, reléguant, pour longtemps, Néris au
rang de
maigre bourgade.
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