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CHAUDES AIGUES
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Cantal
La ville passoire...
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A Chaudes-Aigues, toits de lauze ou
d'ardoise dominent sources et fontaines. |
Véritable passoire, la ville est percée d'une trentaine de sources surgies du
plus profond de la roche, par des failles, dont on se plaît à imaginer qu'elles
ouvrent sur l'enfer.
La plus prestigieuse, celle du Par, est la plus abondante (280 litres de débit
par minute) et aussi la plus chaude (82 degrés au bec). Elle alimente pas moins
de sept fontaines publiques dans la ville, autour desquelles s'organisent huit
quartiers.
Sur chacun d'entre eux veille un saint, enfermé dans une niche de verre
accrochée au mur d'une maison : ces statues, dorées, polychromes et dont
l'origine remonte pour la plupart au XVIIIème
siècle, font la fierté des Caldaguès, qui les honorent une fois l'an. Ainsi
sacralisée, l'eau de
Chaudes-Aigues, nonobstant son odeur de souffre et sa couleur rouille,
concourt depuis toujours à la vie de la cité.
Déjà, les romains goûtaient les
bienfaits des " calidas aquae " (les eaux chaudes), au Moyen-Âge,
paralytiques et lépreux venaient s'y baigner. Au Moyen-Âge encore, on mit au
point un système de chauffage central d’une simplicité biblique, qui perdure
depuis : il consiste en un réseau de canaux qui distribuent l’eau chaude à plus
de 300 maisons, lesquelles dissimulent, sous une dalle du rez-de-chaussée, un
réservoir où l’eau s’accumule, réglée par une vanne.
Ce système fait ses preuves depuis plus de six cent ans, même
si aujourd'hui, le PVC a remplacé les conduites en bois de pin et que certains
habitants, heureux possesseurs de sources privées, disposent d'échangeurs
thermiques qui alimentent les robinets en eau chaude.
En sorte que, du 24 octobre au 31 avril, les Caldaguès se chauffent à peu de
frais, tandis que le reste de l'année, l'eau chaude est réservée au lavoir, à la
piscine et à l'établissement thermal.
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