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CHAUDES AIGUES
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Cantal
Notre-Dame des Eaux-Chaudes...
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La source du
"Par" attire
de nombreux visiteurs.
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La plus méridionale des stations d'Auvergne est placée sous le
signe de la chaleur: ses eaux thermales jaillissent à 82° C. Ses
petites ruelles escarpées vous plongent dans l'ambiance d'un village
du sud de la France où beauté rime avec convivialité.
Il est des idées, des préjugés plutôt, qui ont la vie dure. Ainsi, on
imagine toujours que Chaudes-Aigues, cette supposée parcelle d’enfer sur
cette terre, niché à l’écart de tout, par-delà les volcans et les
planèzes, au bout du monde, aux confins de route impossibles, tortueuses
et dénivelées.
De fait, la bourgade cantalienne, unique station thermale du
département, est également la plus méridionale d’ Auvergne, bien en
deçà, géographiquement s’entend, des Vichy, Royat ou La Bourboule, dont
s’enorgueillit à juste titre la région.
Mais pour le reste, le progrès (matérialisé par l’autoroute A 75) étant
passé par-là, se rendre à Chaudes-Aigues relève désormais de la
promenade de santé. C’est même un bonheur, une fois passé les immenses
solitudes de la planèze de Saint-Flour, que de dominer les courbes
molles de la Truyère, puis de plonger jusqu’au fond de la vallée,
négocier encore un ou deux virages et découvrir enfin, juste en
contrebas de la route, Chaudes-Aigues.
Une ville en deux dimensions, longue et haute, bâtie au grès des
collines auxquelles elle s’accroche tant bien que mal, et du Remontalou,
torrent impétueux qui la zèbre de part en part.
Une ville qui n’ose s’avouer telle, et pourtant si pimpante, avec ses
nombreux hôtels, ses restaurants, ses boutiques de souvenirs et,
surtout, ses pancartes clamant fièrement qu’ici, les eaux sont les plus
chaudes d’Europe.
Un credo, passionnément décliné : Chaudes-Aigues, par quelque effet
éponyme tire sa fortune de ses eaux chaudes.
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