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LA BOURBOULE
Ville du département du Puy-de-Dôme

Code Postal : 63150 - Population : 2200 h. (environ)
Altitudes moyennes : 343 m. - 467 m.
Habitants : les Bourbouliens et les Bourbouliennes
Mairie04 73 53 50 16

 

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A 852m d'altitude, dans la vallée de la Haute Dordogne, La Bourboule, une des principales agglomérations du canton de Rochefort-Montagne, est une station thermale spécialement équipée pour les enfants. La ville jouit d'une température sans variations extrêmes. C'est un lieu de repos et de cure très réputé. Au confluent de la Dordogne qui, à quelques 12 kilomètres de ses sources, conserve encore des allures de torrent, et de son affluent, Le Vendeix, issu comme elle du Massif du Sancy, la station aligne ses thermes, son casino, son Hôtel de Ville, ses jardins, sur les rives de ces deux rivières qu'enjambent une douzaine de ponts ou de passerelles.

HISTOIRE

L’histoire de la station thermale de La Bourboule dépend surtout de la richesse en eaux de son patrimoine volcanique. "Borvo", dieu celte des sources, serait à l’origine du nom de la ville. Une certitude dans le mystère de ses origines : elle est "Fille de Murat Le Quaire", une place forte villageoise surplombant la vallée de la Dordogne. La Bourboule n’était alors qu’un hameau inondé par d’abondantes sources, jaillissant au pied de la faille de la Roche des Fées, mais ses origines sont beaucoup plus anciennes, puisque le début de son activité thermale remonterait à l'époque gallo-romaine. Plus sûrement, c'est vers 1450 que fut installée au pied du mamelon granitique de la "Roche des fées" la première Maison des Bains et ses rustiques baignoires de bois. La notoriété de la station commença en 1814 avec la construction du premier établissement thermal. 1854 est une année déterminante grâce à la découverte des propriétés thermales des eaux: chacun rêve alors de capter sa source et une véritable guerre des puits s'instaura avant d'aboutir en 1872 à la construction de l'établissement Choussy. En 1877, on inaugura l'établissement Les Grands Thermes. Des hôtes de marque fréquentent alors la station : la Reine de Roumanie, Buster Keaton, le Roi Farouk, Sacha Guitry.

Au début du XVIIème siècle, l’activité thermale n’en était qu’à ses premiers bouillonnements. Il fallut attendre l’avènement des villes d’eaux, une mode initiée par l’Impératrice Eugénie, pour que selon la légende, d’un coup de baguette magique, le modeste hameau de la Roche des Fées se métamorphosa, dès le début des années 1900, en une reine des villes d’eaux, de réputation internationale dans le traitement des affections respiratoires et cutanées. Un autre facteur déterminant de l’histoire de La Bourboule réside dans la volonté de ses décideurs et la compétence d’architectes de renom, qui œuvrèrent de concert à ériger les nombreux édifices Belle Epoque dont la ville s’enorgueillit aujourd’hui. Le plan d’urbanisme conçu allait s’appuyer sur le contexte artistique national foisonnant, où les maîtres mots, architecture et villégiature, s’inscrivaient en lettres d’or sur fond de mosaïque. Ainsi, dès la dernière décennie du XIXème siècle, et avec l’affluence d’une clientèle de marque, La Bourboule allait connaître une véritable éruption de hauts édifices urbains, dont de prestigieux palaces, hôtels et villas. Jaillirent alors du sol volcanique des établissements thermaux, une mairie-poste, une église, deux casinos, une halle de concerts, un square, un parc monumental avec un kiosque à musique, un hippodrome, un hôpital thermal, une gare et … un temple protestant. Rien n’était trop beau pour recevoir l’élite du Tout Paris et des quatre coins de l’hexagone, mais aussi de l’étranger, qui venait prendre les eaux.
L’année 1896 marqua l’avancée urbaine de La Bourboule avec l’édification du premier barrage sur la Dordogne. L’électrification de la ville permit aussi la mise en circulation d’un tramway ralliant le centre ville à la gare du funiculaire de Charlannes.

La survenue des deux grandes guerres mondiales allait freiner l’essor de la ville et présider à la nouvelle destinée du thermalisme bourboulien. De grands hôtels furent dès la première guerre réquisitionnés comme hôpitaux militaires, réservés aux blessés et soldats permissionnaires. Plus tard, l’extension de la ville se fit dans les quartiers, qui connurent peu à peu l’implantation de maisons plus modestes. Au début des années 1950, l’heure était à la reconstruction de la France et non plus aux fastes de la villégiature thermale. La Bourboule connut alors une reconversion partielle de son activité, en direction d’une clientèle bénéficiaire des prestations sociales. Ce fut alors le début de l’ère des maisons d’enfants qui offrent de nos jours, chose unique en France, une capacité d’hébergement de près de 1 500 lits. Aujourd’hui, même si le thermalisme français connaît des heures plus difficiles, il demeure toujours l’un des piliers de l’économie bourboulienne, à côté d’un tourisme nouvelle génération, en quête de ressourcement sur notre Terre des volcans.

THERMALISME

Le premier établissement date de 1821. Il s'agissait d'un petit bain avec un étage seulement. Les cabines étaient alors fermées par de simples rideaux de serge. En 1854, le chimiste Thenard découvrit de l'arsenic dans les eaux de la Bourboule... A partir de ce moment, chaque propriétaire se mit à exploiter sa parcelle espérant y trouver une source. Aujourd'hui les sources sont gérées par la Société Thermale de la Bourboule et la Compagnie des eaux minérales. Reconstruit cinquante ans plus tard, il fut remanié en 1976 sur une idée de Le Corbusier, père du mouvement moderne. Les "Grands Thermes", reconnaissables à ses étonnantes coupoles orientales fût commandés en 1872 par la Compagnie des Eaux Minérales de La Bourboule à Agis Ledru. Il était important que l'architecture soit vue et qu'elle se distingue: symbole de prospérité et transport de l'imaginaire. Sitôt arrivé à la station, le dépaysement devait être total. Par l'évocation d'une "Byzance" perchée sur les hauteurs du paysage auvergnat, le séjour promettait d'être somptueux avec sa part de rêve et d'exotisme. Plus d'un siècle plus tard la magie opère toujours.

PATRIMOINE ARCHITECTURAL

Hôtel de ville

Cet ancien casino des Thermes (1891) dit des Cariatides, en référence aux déesses grecques qui portent le balcon de la façade, abrite la Mairie, l’Office de Tourisme, la Poste et le Théâtre. Il se caractérise par des tours à l’italienne et une couverture en tuiles bicolores. A l’intérieur, l’escalier d’honneur, en fonte, repose sur un jeu complexe de piliers en trachyandésite et d’arcs en anse de panier. Les frontons des portes du palier de l’étage, très ornés, sont surmontés d’un ensemble de dessus de portes peints sur toile de 1893.

Casino

Cet édifice majestueux est le résultat de plusieurs campagnes de construction. L’aile gauche (partie la plus ancienne) date de 1892. Les travaux d’extension commencent en 1928 : la symétrie est respectée, un balcon qui repose sur des colonnes s’ajoute sur toute la longueur, les élévations sont décorées de mosaïques rehaussées d’or à motifs floraux. L’actuelle salle des machines à sous est la pièce d’origine la mieux conservée : décors stuqués, chapiteaux de colonnes, pilastres …représentant des motifs d’inspiration du XVIIème siècle. Dans le grand hall, deux coupoles sur pendentif couvrent le volume de l'entrée et de la mezzanine. De style art déco, le décor géométrique rappelle par endroit une calligraphie orientale. (inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 2016).

A TRAVERS LA VILLE

Le Parc Fenestre

Ce très beau parc boisé (en partie de séquoias) est un magnifique lieu de promenade que l'on peut parcourir à pied ou avec le petit train, Un espace réservé aux enfants leur offre de grandes pelouses ainsi que des jeux de plein air. La navette des bennes de la télécabine qui relie le parc au plateau de Charlannes constitue une attraction à ne pas manquer.

Le Rocher des Fées

De ce rocher de granit qui domine d'une cinquantaine de mètres le quartier thermal on peut jouir d'une vue exceptionnelle de la ville. (Chemin d'accès à partir de la Place G. Lacoste).

Mineralexpo

Exposition et démonstration d'appareils scientifiques anciens (physique, chimie, électricité). Histoire de l'électricité.

Verrerie d'art

Visite des souffleurs travaillant le verre en fusion à 1000°C.

Crédits partiels textes : bville de la Bourboule

Visite(s) conseillée(s)


• Les Grands Termes de La Bourboule
• Le train Touristique de La Bourboule
• Le parc Fenestre de La Bourboule
• Le musée de la géologie botanique

Mais aussi...

• Le Rocher des Fées : de ce rocher de granit qui domine d'une cinquantaine de mètres le quartier thermal on peut jouir d'une vue exceptionnelle de la ville. (Chemin d'accès à partir de la Place G. Lacoste).
• Mineralexpo : exposition et démonstration d'appareils scientifiques anciens (physique, chimie, électricité). Histoire de l'électricité.
• Verrerie d'art : visite des souffleurs travaillant le verre en fusion à 1000°C.

06.11.2019

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