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Ruynes en Margeride (Cantal)

VILLENEUVE SUR ALLIER
Ville du département de l'Allier

Code Postal : 03460 - Population : 1060 h. (environ)
Altitudes moyennes : 194 m. - 257 m.
Habitants : Villeneuvois et Villeneuvoises
Mairie :
Téléphone04 70 43 30 05

 

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HISTOIRE DE LA VILLE

A l'origine, Villeneuve fut créée autour d'un château et d'une chapelle fondés par Pierre de Belleperche, conseiller du roi Philippe IV le Bel, vers la fin du XIIIème siècle, près de sa maison natale de Villars et de la paroisse Saint-Martin de Lucenay (aujourd'hui hameau de Lucenat). Nommé évêque d'Auxerre en 1306, deux ans avant sa mort, il institua par testament une fondation de huit vicairies rattachées à sa chapelle, dont les vicaires titulaires auraient la charge de prier pour le repos de son âme.
Le seigneur de Bourbon qui favorisait le développement de cette ville nouvelle, hérita dès 1311 de la charge de cette fondation qui lui fut transmise par Guillaume de Villars, frère de Pierre de Belleperche. Les habitants de la Villeneuve-le-Duc reçurent une charte de franchise en 1336.

Entre 1360 et 1372, le village fut incendié par les anglais, sans doute lors de la grande chevauchée du duc de Lancastre. le château, l'hospice et la première chapelle furent détruits. En ce temps-là, le duc Louis II de Bourbon qui voulait faire de Moulins sa capitale sur la rive droite de l'Allier, songea à doter sa ville d'une Collégiale dédiée à Notre-Dame; le service divin n'étant plus assuré à Villeneuve depuis sa destruction, il détourna la rente annuelle de six des vicairies de Villeneuve au profit du chapitre de sa Collégiale, et s'engagea à reconstruire la chapelle de Villeneuve pour deux vicaires (entre 1380 et 1410). Le 12 septembre 1395, Louis de Bourbon, comte de Clermont et de Forez, pair de France et seigneur des Combrailles, autorise Jehan Fourin, receveur des aides de la guerre pour le roi Charles VI à construire à Villeneuve, sur le chemin qui vat à l'église de Lucenet, un nouvel hospice pour l'hébergement et le repos des pauvres passants. En contrepartie, il est exempté à perpétuité de certaines taxes. En 1478, Villeneuve comptait toujours deux vicairies, nous ignorons à quelle date elles furent dédiées à Saint Georges et à Notre-Dame de Recouvrance.

En 1567, Nicolas de Nicolay, géographe du roi Charles IX, décrit la Villeneuve comme un gros bourg avec paroisse, poste, vieux château ruiné, le tout contenant cinquante cinq feux (55 foyers fiscaux). La paroisse de Lucenay qui desservait la partie rurale de la commune actuelle de Villeneuve, comptait pour sa part soixante trois feux. S'il est difficile de préciser la composition moyenne d'un foyer à cette époque, la courte espérance de vie et une forte natalité , modérée par une mortalité infantile précoce, permettent d'évaluer la population de Villeneuve et Lucenay aux alentours de 500 habitants.

L'ancienne église eut sans doute à souffrir des guerres de religions, dont on sait qu'elles ravagèrent les environs de Moulins entre 1568 et 1590. Lors de la démolition en 1905 de la troisième église, celle qui précéda l’église actuelle (voir page du centenaire de l'église), des débris sculptés, rosaces et fleurons, caractéristiques du quinzième siècle furent mis à jour . La plupart de ces pierres portaient des traces d’incendie .
L'abbé Dumas à qui l'on doit la construction de l'église actuelle , exhuma de l'allée centrale de la vieille église vingt-deux squelettes réunis dans un petit espace. Leur examen révéla leur appartenance à de jeunes hommes de 20 à 30 ans, victimes d'une bataille. Au pied du maître-autel se trouvaient deux autres squelettes d'hommes plus âgés. Selon l'abbé Dumas, ces corps avaient du subir le sort funeste de leur petite armée. Peut-être en 1568 après la victoire du prince de Condé à Cognat (situé entre Vichy et Gannat), Condé écarté de Moulins par le parti catholique se serait vengé sur Villeneuve en remontant vers le Nivernais...
Les registres et archives font mention dès le XVIème siècle des hôtelleries des Trois Roys (ou des Trois Maures), de la Croix blanche et de la Tour d’Argent, du logis de l'image de Notre-Dame, situé près de la place aux foires (actuellement place du Monument aux morts de la Grande guerre de 1914-1918), du logis du Soleil et de la Maison du Dauphin dite aussi aux Trois Piliers...

PATRIMOINE RELIGIEUX

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L'ancienne église

C'est à l'abbé Dumas, curé de Bagneux, nommé à Villeneuve en 1900, que l'on doit l'église actuelle. A son arrivée, c'est un bâtiment construit au dix-septième siècle dans un bien triste état qu'il découvre.
Une misérable grange carrée dont l'unique porte n'était même pas au milieu de la façade; les murs, à l'extérieur sales, dégoûtants à l'intérieur, décrépits, ornés ça et là de couleurs indécises, alourdis par huit énormes tirants avalés aux extrémités par de monstrueux crocodiles assez finement sculptés, mais peints de couleurs criardes ; un plafond en bois pourri, sali de bleu-charron , percé comme une écumoire par les rafales de vent, laissant tomber sur les chaises et sur les bancs les résidus de centaines de chauves - souris aux cris aigus et plaintifs ; une tribune ou personne n'osait s'aventurer par crainte d'accidents ; quelques rares bancs vermoulus ; une chaire mal assise , un harmonium poussif, irréparable ; un autel de pierre , forme tombeau, sans aucun style ; un tableau tellement noirci par la fumée des cierges que le sujet était invisible et ne pu être nettoyé qu'en le détériorant de façon irrémédiable, d'ailleurs sans valeur.
L'abbé Dumas n'accepta sa nomination qu'en échange d'engagements formels de l'Évêché de faire construire une nouvelle église. Monseigneur Dubourg , évêque du diocèse, souscrivant le premier à son appel, ainsi que la population de la commune, l'abbé Dumas réunit 45.000 francs en quatre mois. Un terrain fut donné par la propriétaire des jardins situés derrière l'église. L'architecte fut choisi en la personne du moulinois Michel Mitton . Les travaux commencèrent le 8 décembre 1903 après quelques tracasseries administratives préfectorales et départementales (les formalités administratives durèrent trois ans ...) dont l'abbé Dumas vint à bout grâce à son tact et sa persévérance. Ces institutions versèrent même une participation à la souscription : la loi de séparation de l'Église et de l'État n'étant pas encore votée...

La nouvelle église

Il fallut creuser les fondations jusqu'à trois mètres, le terrain se révélant être de nature instable. Le 17 avril 1904, on bénit la première pierre. Le dimanche de Quasimodo 1905, premier dimanche après Pâques, Mgr Dubourg procéda à la bénédiction de la nouvelle église. Elle fut dédiée à la Sainte Vierge sous les vocables de Notre-Dame de l'Assomption et de la Recouvrance.
La vénérable statue de Notre-Dame de Recouvrance figure entourée d’une demie douzaine de statues de style saint sulpicien (XIXème siècle). L'église présente en outre une « crucifixion », tableau que l'on peut dater du XVIIème siècle d'après le costume et la fine moustache de Saint Jean, ce que confirme la signature : Gilbert Seve 1648.
Quatre vitraux garnissent les fenêtres de la nef: Saint Athanase (don de la veuve du docteur Athanase Desfosses , ami de l'abbé Dumas) et Sainte Jeanne d'Arc sur le mur Nord ; Saint Jean (don de Mme Seuillet, veuve de Jean-Marie Seuillet, ancien maire de Villeneuve, et mère de François Seuillet, président de la fabrique) et Saint Georges sur le mur Sud .Enfin , le chœur est orné d’un triple vitrail : le Christ désignant son Sacré-Cœur, entouré de part et d'autre des apôtres Saint Pierre et Saint Paul. Ils furent offerts par Léonie de la Celle vicomtesse de Conny de la Faye, propriétaire de Villars, dont ils portent les armoiries.

PATRIMOINE CIVIL & HISTORIQUE

• Château du Riau (XVème - XVIIème siècles) et Grange aux dîmes du Riau (1584),classé pour une partie et inscrit pour une autre en tant que monuments historiques.
• Domaine de Balaine classé monument historique.
• Château de Balaine...

A SAVOIR

• Le 21 avril 1814, lors de son exil vers l’île d'Elbe, Napoléon fit halte à Nevers. La journée du 22 verra, les derniers détachements de la garde faire leur ultime escorte à leur empereur jusqu’à Villeneuve-sur-Allier.
• En 1815, la commune fut occupée par des cavaliers du Wurtemberg, à la suite de la défaite de Waterloo.
• Le 15 mai 1853, mise en service de la gare SNCF.
• Un trésor de pièces d'or et d'argent fut découvert à Villeneuve en 1882...

PERSONNALITÉ(s)

• Pierre Durye, conservateur en chef aux Archives nationales (1920-1996), propriétaire du château du Riau

 

■ Visite(s) conseillée(s) à ou près de la ville de Villeneuve sur Allier


• Le Château du Riau ---► Voir le château de Balaine (Allier)
• Le Château de Balaine ---► Voir le château de Balaine (Allier)
• L'Arboretum de Balaine à Villeneuve d'Allier --► 

           10.07.2017

 

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