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Aller à la découverte de l’église de Saint Saturnin, c’est aussi faire la
connaissance avec le merveilleux village où elle se trouve. L’ensemble crée une
unité architecturale qui n’a pas beaucoup varié depuis le Moyen-âge. Aussi
peut-on se mettre à rêver en pensant que nos propres pas empruntent des
itinéraires d’antan.
Vous apprendrez d’ailleurs, si vous visitez l’imposant château tout proche de
l’église, que ces itinéraires étaient ceux des Grands de ce monde : la célèbre
famille de la Tour d’Auvergne d’où sont issus la reine Catherine de Médicis et
Turenne, Maréchal de France.
L’église de Saint Saturnin présente un caractère assez sobre quant à
l’ornementation du bâtiment. Et puisque l’architecture sera toujours ce livre
ouvert, témoin du temps, on apprend ici en regroupant les informations que
l’édifice est vraisemblablement le dernier des édifices majeurs de l’ Auvergne
romane. L’appartenance au style de Basse Auvergne demeure, mais il reste vrai
qu’on assiste ici à une évolution liée d’une part à un souci d’économie (il
fallait beaucoup de moyens pour construire), d’autre part à l’abandon de formes
mises en place un siècle plus tôt.
L’absence notamment de narthex et de chapelles rayonnantes en témoigne et
contribue à la singularité de l’église de Saint Saturnin.
Autre originalité, le clocher. Que les amateurs d’architecture en profitent
bien, ils ont devant les yeux le clocher d’origine, fait très rare (les aléas de
la Révolution en ont voulu ainsi). Sa forme à huit côtés et ses deux étages de
baies jumelées sous une flèche de pierre qui élance l’ensemble, est d’une
sobriété exemplaire et d’une simplicité particulièrement élégante.
Ouvrez bien vos yeux... dans la deuxième travée du bas-côté nord, vous trouverez
une remarquable peinture murale du XVème
siècle : à gauche de la fenêtre vous pourrez voir avec quel souci du détail et
quelle richesse de palette, Saint Gabriel a été peint.
La perspective est très réussie et le décor merveilleusement réaliste...
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