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CHÂTEAU DE LA FAYE
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Olmet - 63880 |
XIIème
siècle
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Le château de la Faye est une ancienne maison forte du XIIème siècle qui
s'est développée au fil du temps jusqu'à la révolution française. Mais
bien avant cette date, elle était devenue un authentique château fort.
Le château doit son nom à la rivière qu'il domine.
Pendant trois cents ans propriété de la famille de Provenchères, un
jeune couple a hérité du château en 2001 et ambitionne de redonner au
site son lustre d'antan.
Le château de la Faye dût être élevé peu de temps après la guerre
féodale ayant opposé les Damas de Couzan en Forez aux Meymont
d'Olliergues d'Auvergne (objet d'un traité de paix rédigé vers 1195 pour
surveiller la vallée de la rivière de Giroux dite de la Faye, affluent
de la Dore.
De ce premier poste militaire, subsistent la tour porte rectangulaire
(englobée plus tard dans la chapelle dont elle constitue une partie de
la nef par sa voûte en plein cintre) où les chaînages d'angles et les
traces d'huisserie demeurent visibles ainsi qu'une archère et une tour
ronde pleine, le tout construit vraisemblablement vers 1240. Les
Montrevel qui la possédaient alors apportèrent des aménagements et des
agrandissements pendant un siècle et demi. C'est à la fin de cette
période que ces derniers furent les plus nombreux et les plus importants
à tel point qu'ils conditionnent encore l'aspect et la consistance de la
majorité des bâtiments de l'ensemble.
Ils sont à mettre à l'actif de Guillaume de Montrevel. Sans doute élevé
et instruit à l'abbaye voisine de Thiers où son oncle maternel était
abbé, guerroyant d'abord simple chevalier avec cinq écuyers sous la
bannière des ducs de Berry et de Bourbon prenant part à la croisade des
chevaliers teutoniques en Prusse, présents aux batailles de Rosebecque
et Verneuil, conseiller et chambellan de ces deux ducs il prend grâce à
ceux-ci pieds à la cour.
Conseiller et chambellan du roi, assiégeant le palais des papes
d'Avignon , ambassadeur à Chypre, en Espagne et en Angleterre, sénéchal
de Beaucaire, gouverneur du Dauphin, ce vaillant militaire et diplomate
mort en décembre 1413 établit si grandement sa renommée que ses
descendants directs et indirects tinrent à porter de génération en
génération conjointement à leur nom le surnom de l'Hermite de la Faye.
Sa fortune alla de pair. Il agrandit la vieille maison forte et
construisit notamment la tour Nord-Est remarquablement percée de trois
canonnières, les premières en Auvergne à cette époque.
Ses deux fils morts à Azincourt, une de ses deux filles apporta avec
d'autres terres qu'il avait acquise, la seigneurie de la Faye aux
Boulier du Charriol, petits vassaux de Thiers dont l'un d'eux édifia
entre autres choses le couronnement de mâchicoulis de la grande tour
sud-est. Ceux-ci , faute d'héritier, alissairent par donation la Faye à
leur parent Calard de Frissonnet, de Viverols.
Christophe de Calard réaménagea certaines parties intérieures du château
et prolongea la partie de la galerie située sur les écuries en l'ouvrant
par de larges baies cintrées sur la perspective de la Limagne et des
Monts Dore. Sa brillante conduite militaire-il repris notamment la ville
de Mende aux Huguenots du capitaine Merle-lui valu de grands honneurs et
quelques revenus financiers dont dû bénéficier notre édifice.
Les Calard tombés en quenouille léguèrent la Faye aux Tallaru-Chalmazel
qui la vendirent aux Simiane qui presque immédiatement la cédèrent aux
Provenchères qui la possède donc depuis trois siècles.
S'il est actuellement difficile de retrouver précisément toutes les
pièces du château tel que les décrit un inventaire après décès de 1606,
de la chambre de l'Horloge à celle des Endormis, les restauration
entreprises permettent de sauvegarder un bel ensemble où des fouilles
méthodiques, des dégagements et des consolidations ultérieurs rendront
possible un résurrection de cette demeure si particulière par son
architecture et son histoire.
En 2001, Charles-Henri de Provenchères lègue le château de la Faye à sa
fille peu de temps après son mariage. Le jeune ménage s'investit depuis
pour faire renaître ce site millénaire.
Remerciements
(Historique de M. Lucien Drouot, Docteur ès
Lettres, Conseiller Général Honoraire du Puy-de-Dôme (63
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