Hébergements

 • Allier
 • Cantal
 • Haute-Loire
 • Puy-de-Dôme
 • Aires camping-cars

Tourisme

 • Curiosités
 • Espaces
 • Faune
 • Flore
 • Galerie photos
 • Maisons du Parc
 • Milieux naturels
 • Parcs Animaliers
 • Passion pêche
 • Patrimoine
 • Randos pédestres
 • Randos VTT
 • Route des lacs
 • Ski nordique
 • Sports & Loisirs
 • Sports aériens
 • Sports de rivière
 • Thermes
 • Tourisme de santé
 • Villes et villages
 • Villes d'eaux
 • Volcanisme

Patrimoine

 • Art Roman
 • Circuits découvertes
 • Contes et légendes
 • Dates - Personnalités
 • Édifices religieux
 • Musées
 • Route des châteaux
 • Route des moulins

Terroir

 • Produits locaux
 • Recettes
 • Route des métiers
 • Route du miel

Départements

 • Allier
 • Cantal
 • Haute-Loire
 • Puy-de-Dôme
Dossiers
 • Éditoriaux
 • Les dossiers
 • Les Saint Patrons

Organismes

 • Offices de tourisme

Réseaux sociaux

Google plusFacebookFacebook

 

Zoom au survol de l'image
 

Église de Saint -Priest à Volvic (Puy-de-Dôme)

COLLÉGIALE SAINT-GENÈS

Église paroissiale de confession catholique

Place du Palais
63300 - Thiers
 

DATES ET HORAIRES DES VISITES
___

En hiver de 8h à 18h et en été de 8h à 19h.
Contact 04 73 80 65 65

 

Zoom au survol des images

   

Vic le Comte
La collégiale romane Saint-Genès est bâtie sur l’éperon rocheux qu’occupe le quartier médiéval, elle est au cœur du premier noyau féodal. Du castrum construit sur la ville haute à partir du XIème siècle, il ne reste des fortifications que quelques tours. Connue pour être un mélange de l'art gothique et de l'art roman, l'église possède fièrement la plus grande coupole d'Auvergne (102 m²). La collégiale romane fut bâtie à la mémoire d’un jeune martyr du IIIème siècle. Le récit de la découverte de sa sépulture fut transmis par Grégoire de Tour.

Dans l’abside figure une peinture murale du Christ en majesté. L’orgue monumental de belle facture est daté de 1853. Les stalles sont sculptées de miséricordes évocatrices. L’église, mise en lumière la nuit, se trouve au cœur du quartier médiéval dans la ville haute. Sur le croisillon droit, remarquez l'intéressante décoration polychrome. Dans le mur du porche donnant sur la place du Palais, un enfeu du XIIIème siècle, sculpté avec élégance, a été incrusté. À l'intérieur, la fresque date du XIIème siècle. Guy II, seigneur de Thiers, après avoir rendu à l'abbaye du Moutier la majeure partie des biens pris par ses prédécesseurs, fit relever l'église de la haute ville et instaure le chapitre de Saint-Genès en 1016 qui s'installa dans des bâtiments situés au sud du nouvel édifice. L'église actuelle remonte donc aux XIème et XIIème siècles.

De style roman, les remaniements successifs du XIIIème au XIXème siècles ont profondément altéré son aspect. La façade occidentale, que le visiteur arrivant de la plaine voit se détacher au milieu des maisons étagées à flanc de colline, a été entièrement reconstruite entre 1860 et 1863 au moment de l'installation des grandes orgues. Le porche, qui abritait l'entrée principale, fut détruit. Un nouveau porche fut construit en pierre de Volvic, au Nord, et un nouveau clocher fut érigé. On peut se faire une idée des changements opérés au XIXème siècle grâce au travail de plusieurs illustrateurs. La façade sud, quant à elle, est bien mieux préservée avec notamment conserve de beaux aspects romans.

HISTOIRE DE L'ORGUE

A cet emplacement il existait dès le VIème siècle une ancienne église déjà dédiée à Saint Genès, martyr originaire de Mycènes (Grèce), supplicié et décapité au IIIème siècle au lieu-dit le Creux de l’Enfer, tout proche. L’église actuelle fut édifiée au XIème siècle. Comme de nombreux autres édifices romans de la région, la pierre utilisée pour la construction est de l’arkose. La coupole du XIème siècle qui surmonte la croisée du transept est remarquable par ses dimensions. La nef romane à trois vaisseaux a été remaniée au XIIIème siècle avec sa voûte sur croisée d’ogives.

L’église était alors une collégiale, comme en témoignent les stalles des chanoines dans le chœur (reconstruites au XVIIème siècle). Le clocher fut détruit par les huguenots en 1568. Des chapelles latérales de style gothique furent édifiées au XVIème et au XVIIème siècles. Au XIXème siècle, vers 1860, la façade fut restaurée, le porche et le clocher ont été reconstruits. Lors de ces travaux a été mise à jour une très ancienne mosaïque, visible dans l’une des chapelles latérales de l’église, et qui daterait sans doute de la construction du XIème siècle.

A voir également une Piéta du XVIème siècle et une très belle statue de Jeanne d’Arc (1930). L’église a fait l’objet d’importants travaux de restauration dans les années 1970.En 1853, elle se dota d’un grand-orgue, placé en tribune au fond de la nef. L’orgue fut remonté en 1863 lors de la restauration de la façade et de la reconstruction du porche. Cet orgue de 37 jeux sur trois claviers et pédalier est l’œuvre du facteur d'orgues Joseph Herbuté, originaire d’Alsace, fils d’Antoine Herbuté actif en Alsace de 1830 à 1850, et c’est ici l’une de ses seules œuvres connues. L’instrument de Saint-Genès est frappant par la beauté de son buffet, de style classique. La disposition sonore est caractéristique du style de transition des années 1850, entre le style classique du XVIIIème et le style romantique apparu dans le deuxième quart du XIXème siècle. La transmission est mécanique et est aujourd’hui assistée d’une machine Barker au grand-orgue. La console est en position centrale au pied du buffet. Le Positif de dos est factice, la division de Positif se trouvant dans le grand buffet. L’orgue a été restauré et quelque peu modernisé en 1917 par la maison Michel-Merklin-Kuhn de Lyon. La partie instrumentale de l’orgue a été classée aux Monuments Historiques en 1980. De 1997 à 1999, l’instrument a été entièrement restauré et réharmonisé par les facteurs Jean-Pascal Villard de Thénezay (Deux-Sèvres), Claude Madigout de Nalliers (Vendée) et la maison Simon de Sugères (Puy-de-Dôme) pour la mécanique. La sonorité de cet orgue est particulièrement agréable et attachante.

EXTÉRIEUR

La façade sud du transept a conservé ses caractères romans remarqués par Prosper Mérimée. Quelques gargouilles accrochées sur la façade de l'église donnent sur la place Saint-Gènes. Depuis l’extérieur il est difficile de présager du style roman de l’église. Des chapelles gothiques, édifiées par de riches notables ou des confréries, ont été adjointes aux bas-côtés aux XVIème et XVIIème siècles. Elles témoignent de l’expansion économique de la ville. Le clocher quant à lui se trouvait sur la croisée du transept est fut abattu semble t-il par les huguenots en 1568. La Révolution n’endommagea pas l’édifice.

La façade occidentale, entièrement remaniée au XIXème siècle, remplace un porche sous voûte. L’église orientée, construite principalement en arkose, possède un plan basilical. L’arc diaphragme en plein cintre sépare le cœur d’une nef de trois travées percée de baies. Ce n’est qu’au XIIIème siècle qu’une voûte gothique remplace le toit en bois. L’abside du chœur, voutée en cul de four, porte la peinture murale du Christ Pantocrator. La majorité des chapiteaux romans sont une déclinaison stylistique de feuillages et de palmettes.

INTÉRIEUR

L'édifice est surtout remarquable par quelques audaces architecturales, les voûtes d'ogives soutiennent une nef d'une largeur assez inhabituelle de 9,50 mètres. Les chapiteaux, d'une facture similaire à ceux du Moutier, sont uniquement décoratifs. Dans la chapelle du Saint-Sacrement, un autel est dédié à Saint Éloi, patron des métallurgistes. On y voit un retable exécuté par Gilles Bouchot en 1686 offert par la confrérie des couteliers. Dans la chapelle des Morts, un écusson marque la suzeraineté de la Maison de Bourbon et dans la chapelle de la Vierge, une inscription rappelle le saccage de l'église par les Huguenots en janvier 1568. Les restaurations menées aux XIXème et XXème siècles ont permis de mettre au jour d'intéressantes fresques murales.

L’orgue monumental, classé monument historique, fut construit en 1853. Lors de son placement dans l’église, on découvrit des mosaïques figurant un bestiaire daté probablement du XIIème siècle. Elles sont en cours de restauration. Le mobilier de l’église, considérable sous l’ancien régime, fut dispersé lors de la Révolution. On peut y voir notamment des stalles restaurées du XVIIème siècle ornées de très belles miséricordes. Une piéta du XVIème siècle et une sculpture élancée de Jeanne d’Arc occupent d’autres chapelles. Dans la chapelle du Saint Sacrement, l’autel baroque porte une sculpture de Saint-Genès ainsi que celle de Saint Étienne de Muret, baron de Thiers né vers 1046 et fondateur en Limousin de l’ordre de Grandmont.



Édifice classé au titre des monuments historiques en 1846. L'église est aussi protégée par le secteur sauvegardé de Thiers qui couvre le centre médiéval de la commune.

 

■ Visite(s) conseillée(s)


• La ville de Thiers
• Le Musée d'Art contemporain "Le Creux de l'Enfer"En savoir plus sur le Musée d'Art contemporain "Le Creux de l'Enfer" à Thiers (Puy-de-Dôme)
• Le Musée de la CoutellerieEn savoir plus sur le Musée de la coutellerie à Thiers (Puy-de-Dôme)
• La vallée des RouetsVoir la vallée des Rouets à Thiers (Puy-de-Dôme)
• L'Orangeraie

Mais aussi...

Église Saint-Jean : bâtie au XVème siècle, cette église est installée dans un site qui surplombe la Durolle. Belle vue sur la plaine et les monts d'Auvergne. Cette église a donné son nom au quartier qui la borde.

Église Saint-Symphorien du Moutier : dans le quartier du Moutier, Saint-Symphorien, construite entre les Xème et XIIème siècles, était à l'origine l'église d'une abbaye fondée au Vème siècle et placée sous l'autorité de Cluny à partir de 1011. À l'intérieur, remarquez, dans la nef restaurée, les chapiteaux du XIIème siècle, d'un volume imposant. Les vitraux (XIXème siècle) portent le nom des grandes familles coutelières de la ville.

06.02.2018

___

Pour votre séjour dans le département du Puy-de-Dôme, Auvergne Centre France vous accompagne dans le choix de votre hébergement !...