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ÉGLISE SAINT-LÉGER

XIIème, XVème et XVIème siècles

D49 - Le Bourg
15400 - Cheylade
 

DATES ET HORAIRES DES VISITES
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Propriété de la commune de Cheylade
Visite toute l'année
Contact04 71 78 90 67

 

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L'église Saint-Léger de Cheylade est une église catholique de style roman consacrée à saint Léger, elle fut bâtie au XIIème siècle, remaniée au XVème siècle et XVIIème siècle. Elle est construite en rhyolite (pierre volcanique du pays) et recouverte de lauzes de phonolite (une lave volcanique qui émet un son presque cristallin quand on la frappe). Le chevet et l'abside sont les parties les plus anciennes, le chevet s'ouvre par un arc triomphal qui s'appuie sur des colonnes surmontées de chapiteaux à feuilles d'acanthe. La statue de saint Léger date du XVème siècle. On peut aussi admirer devant l'autel une croix de granit datant du Moyen-âge et au fond un bénitier et des fonts baptismaux du XVème siècle.

D'aspect solide et massif, dû aux lourds piliers qui séparent la nef des bas-côtés, l'église Saint-Léger date du XIIème siècle, pour sa partie la plus ancienne. Terminée autour de 1743, elle reprend des éléments du Bestiaire médiéval, alors laissez les fleurs, les animaux réels ou fantastiques, les anges peints sur ces voûtes vous étonner. Elle renferme une étonnante voûte de 1428 griffons polychrome; chimères, symboles, fleurs colorées, bêtes familières, angelots, armoiries des familles de Dienne ou de Rochemonteix, dessins énigmatiques, sont peints en teintes vives sur les caissons de chêne des trois voûtes de l'église. Tous les motifs sont différents, cette polychromie inspirée fait de la petite église, après les guerres de Religion, un lieu unique dans la région et sans doute en France.

Ce décor aurait été réalisé entre 1610 et 1614 par des artistes italiens. L'église renferme également un Christ en bois du XIVème siècle, des fonts baptismaux et un bénitier du XVème siècle, ainsi qu'une statue de Saint Léger, le patron de la paroisse. Celui-ci était un meurt-de-faim, si l'on en croit sa légende. Pour sa fête, les âmes pieuses de la paroisse avaient l'habitude de déposer des victuailles à l'église. Un jour, les victuailles ne furent pas déposées, aussitôt le Saint disparut. On trembla, on s'empressa de réparer la faute et on retrouva Saint Léger dans un bois voisin, la bouche fourrée d'airelles...

HISTOIRE

Cette église romane fut construite au XIIème siècle, remaniée au XVème siècle et XVIIème siècle. Elle est construite en rhyolite (pierre volcanique du pays) et recouverte de lauzes de phonolite (une lave volcanique qui émet un son presque cristallin quand on la frappe). Le chevet et l'abside sont les parties les plus anciennes, le chevet s'ouvre par un arc triomphal qui s'appuie sur des colonnes surmontées de chapiteaux à feuilles d'acanthe.
La statue de saint Léger date du XVème siècle. On peut aussi admirer devant l'autel une croix de granit datant du Moyen-âge et au fond un bénitier et des fonts baptismaux du XVème siècle.

ARCHITECTURE

Le plafond remarquable date de la fin du XVIème siècle et est composé de 1386 caissons de bois polychromes, représentant des fleurs, des animaux, des personnages, des formes cabalistiques de facture naïve. On y trouve :

- des animaux : le chien, symbole de fidélité et de loyauté ; l'âne et le cheval, indispensables à la vie quotidienne ; des poules et un renard, le renard représentant le démon ; la colombe, symbole de paix ; l'aigle ...
- des animaux fantastiques : la méduse gorgones, qui représente les dangers de l'inconnu ; le basilic né d'un œuf de coq couvé par un dragon.
- des fleurs et fruits : rosacées, œillets, tulipes, tournesols, campanules, fruits de la vigne ...
d'autres motifs : cœurs, anges, cloches, fleurs de lys, et écussons d'armoiries.

Un seul humain est représenté ; il s'agit d'un berger tenant un bâton. Il est la seule figure qui ne soit pas présente en double dans l’église. Il se trouve dans la partie gauche de l'édifice..

BIOGRAPHIE DE SAINT LÉGER

Saint Léger, était l'évêque d'Autun, il naquit en 616 dans une bonne famille puisque son père occupait un rang élevé à la cour du roi Clotaire II. Léger fut confié à son oncle Didon, évêque de Poitiers qui l'ordonna diacre en 636. En 651 il fut abbé de Saint Maixent. Ayant été a bonne école il devint évêque d'Autun en 659 et "maire du Palais" d'Austrasie (région de Metz). Son intelligence et sa gentillesse furent connus de tous et Ebroïn (maire du Palais de Neustrie-ouest de la Gaule-) vit en lui un ennemi fort dangereux, pouvant lui ravir la première place.

Après de nombreux démêlés qui durèrent plus de vingt ans (de 657 à 679), Ebroïn décida de mettre Léger hors d'état de lui nuire*. Après le siège de la ville d'Autun, Léger fut fait prisonnier par Ebroïn. Léger aurait désiré finir son existence en même temps que son frère (qui venait d'être lapidé), afin de participer en même temps que lui à la vie future. Mais le tyran Ebroïn voulait retarder sa mort (*). Il commença par lui faire crever les deux yeux, puis le fit conduire pieds nus dans une piscine où il y avait des pierres pointues comme des clous aiguisés. Il ordonna ensuite qu'on lui coupât les lèvres, la partie creuse de la face et qu'on lui arrachât la langue avec un fer coupant!
Ebroïn voulait en effet que, lorsque les yeux de Léger auraient été arrachés, ses pieds tout troués, sa langue et ses lèvres coupées, lorsqu'il constaterait que toute félicité lui était enlevée et que toutes les facultés du corps lui étaient refusées puisqu'il ne pouvait plus voir son chemin, ni marcher sur la route, ni louer le créateur en célébrant l'office devant les hommes, il s'abandonnât alors au blasphème dans son désespoir et se privât ainsi du salut qu'il eût mérité largement du ciel.
Mais Léger résista à la tentation, il supporta avec résignation ces supplices. Furieux, Ebroïn le confia à l'un de ses hommes de main, un certain Waringus, qui fut chargé de le garder dans sa propre demeure. On hissa donc Léger sur une bête de somme. Il s'aperçut de la chose et dans son coeur se souvint de ce passage du psaume: "Je suis devenu une bête de somme, mais je serai toujours avec toi...".

Le plus singulier, c'est qu'ainsi martyrisé, Léger (d'après ses biographes) survécut encore deux ans. Après un simulacre de jugement, Ebroïn le fit condamner à mort. On lui coupa la tête...ou du moins ce qu'il en restait. Après la mort violente d'Ebroïn, la Bourgogne dont Léger avait été constamment le zélé défenseur, le vénéra comme un Saint et l'Église ratifia le jugement porté sur lui par ses compatriotes.


Édifice classé Monument Historique par arrêté du 11 février 1963

 

* André Castelot et Alain Decaux "Histoire de la France et des Français au jour le jour".

18.05.2018

 

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