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Le nom du parc est le résultat de plusieurs thématiques croisées : l'aspect
historique et mythologique d'une part, avec une allusion plus qu'explicite à Io,
cette belle prêtresse d'Argos transformée en génisse blanche du fait de la
jalousie de l'épouse de Zeus. Les Grecs semblent être ces peuples qui ont rendu
un hommage percutant au monde animal. Les croyances, les mythes, les contes,
tous font appel à notre imaginaire pour rendre aux animaux le rôle essentiel
qu'ils ont joué dans l'aventure humaine. Le Scénoparc
tire également son nom de la mise en scène des animations proposées.
Au-delà des animaux que vous aurez tout le loisir d'observer, l'intérêt réside
dans les sentiers propices à la promenade, les différentes animations, la
présentation de peintures, sculptures, photos, spectacles et conférences. Vous
serez également impressionné par la combinaison de multiples techniques
empruntées au théâtre et à l’audiovisuel : le Scénovision, est l'un des attraits
majeurs du
Scénoparc Io.
Un voyage au sein de la diversité animale
Sur 35 ha. de terrain vous rencontrerez bœufs musqués, bisons, buffles d’Asie,
rennes, longhorns, moutons de Soay, vaches Highlands, yacks tibétains, watusis
d’Afrique ou encore vaches salers, dont la couleur de la robe est au centre de
légendes liées aux volcans d’Auvergne. C'est ainsi l'occasion de faire d'une
pierre deux coups : découvrir des espèces de territoires lointains tout en vous
familiarisant avec des races que vous pensez connaître mais dont la complexité
Vous échappe.
Des origines de la domestication à la relation entre l'homme moderne et
l'animal, le Scénoparc IO écrit une nouvelle page d'histoire au cœur de
l'Auvergne. Depuis le 29 avril 2006, il présente, sur 35 hectares, des animaux
d'exception qui partagent un point commun : avoir croisé, à un moment de son
évolution, l'homme, et bouleversé les pratiques de celui-ci. L'aurochs est
l'ancêtre de toutes les races bovines connues à ce jour.
Découvrir le meilleur du patrimoine français :
La Highland :
race bovine la plus ancienne. Les conditions climatiques rigoureuses des monts
écossais en ont fait un animal rustique qui s'est parfaitement adapté à cet
environnement. Les scientifiques restent partagés quant à ses origines, mais
semblent penser que l'animal actuel est le résultat d'un croisement entre
l'aurochs et le bœuf domestiqué, ce qui expliquerait son incroyable résistance,
ainsi que sa longévité exceptionnelle...
Le bœuf musqué :
une fourrure protectrice et d'impressionnantes cornes caractérisent cet
animal de la toundra. Sa laine a au début du XXème
siècle suscité l'avidité des hommes. Des tentatives de domestication ont été
réalisées dans les années 1950 en Amérique du Nord, mais cette exploitation a
été abandonnée pour des raisons de coût. Le bœuf musqué reste un animal sauvage
par excellence, dont la grandeur n'a d'égale que celle de l'immense territoire
qui l'abrite.
Le mouton de Soay :
cette espèce constitue une race primitive de moutons, dont l'une des
caractéristiques est la grande réserve éprouvée vis-à-vis de l'homme. Certains
élevages existent cependant en dehors de l'archipel de Saint Kilda, en Écosse,
d'où ils sont originaires. Le mouton de Soay est régulièrement étudié par les
scientifiques pour les très bonnes facultés d'adaptation qui lui ont permis de
traverser des millénaires sans jamais être inquiété par d'éventuels concurrents.
Le renne :
"Caribou" en Amérique du Nord ou "renne" en Europe, ce cervidé est
apparu tel que nous le connaissons aujourd'hui il y a plus d’un million
d’années. C'est le choix de son habitat qui déterminera sa relation future à
l'homme et son mode de vie. Tandis que des espèces migrent sur de très longues
distances, comme le très farouche caribou des bois de la toundra arctique,
d'autres, comme le renne d’Europe, sont grégaires du fait de leur domestication.
Le watusi :
résultat d'un croisement entre le zébu et le bœuf du Nil. Ce bovin
domestiqué a une grande signification pour le maître du troupeau. Il témoigne de
la richesse de ce dernier. Muni de cornes dont la longueur peut atteindre près
de 2,50 m, le watusi est pourtant docile. Il est rare d'observer un watusi seul.
Le troupeau est très soudé, notamment la nuit pour protéger les petits contre
les prédateurs potentiels.
La vache longhorn :
vache texane, habituée aux territoires arides. Elle incarne la conquête
de l'Ouest américain. Très résistante, habituée aux longues marches, elle est le
résultat d'un croisement entre les vaches espagnoles amenées au XVIIème siècle
par les conquistadors et les vaches anglaises des colons du Nouveau Monde, qui
ont traversé l'Atlantique deux cent ans plus tard. Elles sont munies de très
larges cornes qui peuvent prendre différentes formes selon les individus.
Le bison d'Europe :
il était dessiné aux côtés de l'aurochs sur les murs des grottes
préhistoriques. Deux espèces de bison se sont réparties dans le monde : l'une en
Amérique du Nord, l'autre en Europe. Si le bison n'a jamais été domestiqué, la
diminution de son habitat, essentiellement concentré dans les forêts, s'est
révélée dangereuse pour cet herbivore. C'est grâce aux programmes de parcs
animaliers qu'une réintroduction a pu être possible en Pologne, en 1956.
La vache grise rhétique :
Originaire de la région des Grisons, ses origines sont très anciennes.
Elle témoigne des échanges entre divers peuples migrants accompagnés de leurs
troupeaux, comme les Celtes, les Rhètes, Alamans et les Walser. Au début du XXème
siècle, elle fut progressivement remplacée par la vache brune, dite plus
moderne. Sa résistance en fait une espèce à privilégier pour l'élevage en haute
montagne.
La salers :
Originaire du Cantal, elle est caractérisée par des cornes en forme de
lyre et une robe rousse. La recherche de productivité entraîna de nombreux
croisement avec la charolaise, et la motorisation des techniques agricoles ont
diminué considérablement le cheptel. L'espèce ne fut pas loin de disparaître. Un
plan de conservation lancé en France en 1974 a permis un renouveau de cette
race, aujourd'hui incontournable dans le patrimoine français.
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