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Vercingétorix


VERCINGÉTORIX

72 - 46 av. J.-C
Chef des gaulois

 

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Origine du nom

On a beaucoup épilogué sur l’origine du nom de Vercingétorix. On a longtemps cru que c’était en fait un titre désignant le "chef" ou le "roi" en langue arverne. On sait aujourd’hui que c’était bien un nom propre, donné au futur adversaire de César dans sa prime enfance par un druide lors d’une cérémonie traditionnelle d’attribution du nom. Sa signification serait "chef [suprême] des guerriers [à pieds]".

En bref

Chef gaulois né en pays Arverne vers 72 av. J.-C., mort à Rome en 46 av. J.-C., Vercingétorix, était le fils de Celtill chef des Arvernes. Ce dernier, trop ambitieux fut condamné à mort par les autres chefs. Resté seul Vercingétorix fut épargné et conserva la fortune de son père. Agé d’une trentaine d’années, son nom le prédestina à prendre la tête des Arvernes et de toute la Gaule. Il suivit un enseignement à l’école des druides, où il y apprit que son âme était immortelle. C’est sous forme de poèmes et de vers que cet enseignement lui fut dispensé. Il rassembla autour de lui les principaux chefs et une puissante armée dans le désir de réunir la Gaule entière. Pour se faire obéir il employait des méthodes très discutables. Il prenait des otages dans les tribus voisines. Pour les traîtres il inventa toute une série de supplices, offrant aux Dieux de formidables holocaustes en choisissant ses victimes parmi les criminels !

Après de multiples batailles, il fit subir un grave échec à César devant Gergovie en 52 av. J.-C.. En Août 52 av. J.-C., César écrasa la cavalerie gauloise près de Dijon. Vercingétorix prit sa retraite à Alésia, avec 80 000 hommes qui, réduits à la famine durent capituler après deux mois de siège. Il se rendit lui-même à César et fut emmené à Rome pour paraître enchaîné au Triomphe du Vainqueur.
Il mourut étranglé dans sa prison en 46 av. J.-C..

C’est César lui-même qui, dans sa Guerre des Gaules, raconta que Vercingétorix avait été amené devant lui en jetant ses armes en signe de soumission. Un autre historien antique, le grec Dion Cassius (155-235) donna une version différente des faits :
"Après la défaite, dit-il, Vercingétorix, qui n’avait été ni pris, ni blessé, pouvait fuir"; mais espérant que l’amitié qui l’avait uni autrefois à César lui ferait obtenir grâce, il se rendit sans avoir fait demander la paix par un héraut, et parut soudainement en sa présence au moment où César siégeait dans son tribunal.

L’apparition du chef gaulois inspira quelque effroi, car il était d’une haute stature et il avait un aspect fort imposant sous les armes, Il se fit un profond silence. Vercingétorix tomba aux pieds de César, et le supplia en lui pressant les mains, sans prononcer une parole. Cette scène inspira la pitié des assistants, par le souvenir de l’ancienne fortune de Vercingétorix comparée à son malheur présent. César au contraire lui fit un crime des souvenirs sur lesquels il avait compté pour son salut; il mit la lutte récente en opposition avec l’amitié que Vercingétorix rappelait, et par là, il fit ressortir plus vivement l’odieux de sa conduite. Ainsi, loin d’être touché de son infortune en ce moment, il le jeta en prison, et le fit mettre, plus tard, à mort".

Guerre fratricide

■ Les Gaulois, c'est très bien connu, aimaient bien s'étriper entre eux. Et ils continuent aujourd'hui encore au sujet du premier d'entre eux, Vercingétorix. Car aujourd'hui la bataille de Gergovie... n'est pas finie.

Depuis 1932, de nombreux historiens réfutent la localisation, par Napoléon III, de la bataille sur le plateau de Gergovie. Une thèse qui a pris une force considérable depuis les travaux de l'historien Paul Eychart (1915-2005) qui localise les combats sur les côtes de Clermont et à Chanturgue où l'on a en effet découvert un petit camp romain et un important mur d'enceinte. La dernière bataille de Gergovie a certes été remportée en 1996 par les défenseurs du site officiel après une campagne de fouilles qui a mis à jour un camp militaire romain à Gergovie.

Pour autant les gaulois des côtes de Clermont n'ont toujours pas posé les armes. Réunis sous la bannière de l'ASCOT, créée en 1990 par Paul Eychart, ils continuent à clamer haut et fort que Vercingétorix a bien vaincu César à Clermont...

Qui était vraiment Vercingétorix ?

Il est pour l'éternité le premier des puydômois, le natif de Gergovie reste pourtant un mystère pour lequel on a écrit plus d'histoire fantaisistes que de vérité avérées.
Une vérité qu'on que l'on ne connaîtra peut-être jamais...

A vrai dire, peu d'écrits relatent l'histoire de ce symbole national derrière lequel nous nous rassemblons tous et devenu si familier qu'on en connait les traits, le caractère, la grandeur. La vérité est que Vercingétorix est avant tout une création moderne. Seuls quatre auteurs romains et cinq grecs ont écrit sur le chef arverne, certains ne lui consacrant que quelques lignes. Des lignes écrites pour l'essentiel par ses ennemis, dont on peut douter de l'objectivité.
Il faudra attendre près de deux millénaires pour que le second Empire exhume le héros oublié et lui taille le costume dont on avait besoin à l'époque, après presque deux millénaires d'oubli, Vercingétorix va ainsi être doté d'une personnalité fort différente de ce qu'elle doit être en réalité.

L'aspect physique, pour commencer, dont on n'avait aucune idée à l'époque. Le Second Empire a ainsi construit un héros superbe, s'inspirant notamment du visage de l'empereur et de sa moustache. Car une chose est certaine, Vercingétorix n'avait pas de moustache.
Les arvernes, en effet, se rasaient. Et la seule image qui soit restée de notre ancêtre, sur 25 statères (*) d'or à son effigie dont certains retrouvés à Pionsat (Puy-de-Dôme), le présente glabre, avec des cheveux courts. La manipulation ne s'arrête pas là. Vercingétorix n'a en effet jamais un chef gaulois, car la Gaule n'existait pas à cette époque : la Gaule est une création romaine, un fourre-tout rassemblant la plupart des peuples installés sur un territoire comprenant l'actuelle France et une partie de la Belgique et de la Suisse. Mais elle était peuplée de tribus totalement indépendantes :Les Eduens, les Carnutes, les Séquanes, les Helvètes et les Arvernes, dont Vercingétorix allait devenir le chef.  Vercingétorix n'était donc pas un chef gaulois, mais un chef arverne à qui s'étaient alliés d'autres tribus de Gaule.

Une légende... jusqu'à sa mort !

On méconnait aussi souvent la raison de son génie militaire qui lui fut inspiré par César; le chef arverne avait en effet servi durant cinq ans à ses côtés comme contubernale (compagnon de tente) l'aidant à combattre... des Gaulois, avant de se retourner contre lui.

Enfin, une dernière erreur concerne sa mort, à Rome, en 46 avant J.-C.. On le présente affaibli, épuisé par cinq année de cachot, ce qui est très vraisemblablement inexact. Les généraux avaient en effet besoin, pour leur triomphe, de présenter des adversaires puissants afin de rehausser leur prestige. De nombreux historiens estiment ainsi que Vercingétorix, plutôt que dans des cachots, a passé l'essentiel de sa captivité dans une villa où il pouvait au moins entretenir son apparence. Cela ne l'aurait pas empêché d'être exécuté, comme il était de coutume après les triomphes, dans la prison du Tullianum, vraisemblablement étranglé par un lacet ou égorgé, comme c'était la tradition de l'époque. Mais tout cela finalement n'a que peu d'importance tant la mission de Vercingétorix semblait être de cimenter l'identité nationale. A ce titre sa réussite, même si elle a mis du temps, apparaît légendaire !

Vercingétorix, le père ressuscité...

En 1850, les français ne connaissaient pas Vercingétorix ! Les grandes figures de l'histoire de France étaient Clovis, Charlemagne, Saint-Louis, Louis XIV... et quelques autres avant ou après. Mais de Vercingétorix aucune mention. A juste titre d'ailleurs parce qu'il y en avait très peu. de - 50 à 1850, soit pendant presque deux siècles, aucune trace de Vercingétorix dans l'histoire. Mais voila qu'arrive Napoléon III, à une époque où l'Allemagne est devenue une puissance inquiétante et qui ne va pas tarder à le prouver. Napoléon III a besoin d'un symbole rassembleur qui ne peut être Clovis (un franc), donc germanique, ni Charlemagne (également franc) et qui a fait d'une ville allemande sa capitale. Napoléon III, grand admirateur de César (il lui consacra un livre) connaît Vercingétorix dont il va vite faire son étendard. C'est lui qui fit entreprendre des fouilles à Gergovie avant d'y installer, le 27 juillet 1862, une stèle commémorative. Lui aussi qui fit ériger à Alésia, une statue de 7 mètres de haut, réalisée par Aimé Millet, qui lui ajouta les moustaches de l'Empereur.

Mais après 10 années de gloire, l'Empereur, comme Vercingétorix, est lui aussi vaincu. On aurait ainsi pu imaginer que la résurrection de l'Arverne ne s'arrête pas là. Mais justement la victoire allemande lui donna un nouvel élan. La jeune république avait en effet elle aussi besoin d'un héros national et Vercingétorix était le candidat idéal.
Comme venait de l'être la France, lui aussi fut vaincu. Mais cette défaite n'empêcha pas la France d'exister et de connaître un destin magnifique. Dans cette France elle aussi vaincue de cette fin du XIXème siècle,, il s'agit de rappeler que rien n'était définitivement perdu, pas même l'Alsace-Lorraine. Vercingétorix était certes un perdant, mais un magnifique rassembleur, courageux. Vu le peu de textes disponibles, on peut lui attribuer toutes les qualités qu'on cherche à exacerber. Vercingétorix allait devenir alors omniprésent, jusqu'à Clermont-Ferrand bien évidemment où l'on érige, en 1903, la célèbre statue de Bartholdi. Vercingétorix apparaît donc aujourd'hui comme une des opérations de communication les plus réussies : on se sait presque pas qui il était, à quoi il ressemblait, ce qu'il aimait ...
Mais il est définitivement notre père à tous. Et après tout, beaucoup de gens n'ont pas connu leur père...

Vercingétorix
statère

           09.10.2017

 

Source : Arnaud Vernet

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