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Pro Vercingétorix...
         ...par un historien bourguignon.

Il y a vingt ans, le 30/10/81 sur le site d'Alise-Sainte-Reine, c'est là que je me suis lancé dans une nouvelle carrière, celle d'historien.
Rompant avec la nouvelle archéologie née sur le mont Beuvray, je me suis fixé une autre démarche qui s'appuie sur trois piliers: une meilleure traduction des textes anciens, la logique notamment militaire, une meilleure interprétation des vestiges archéologiques. Auteur de sept livres publiés sur l'histoire de la Gaule, mes travaux ont fait l'objet d'articles dans le Journal de Saône-et-Loire, le Progrès de Lyon, le Bien public et dans différentes revues. Dans le court condensé qui suit, j'évoque les points litigieux de l'histoire gauloise de l'Auvergne tout en critiquant les positions officielles actuelles.
L'affaire mérite d'être examinée. Pour moi, en effet, le patrimoine auvergnat est beaucoup plus ancien qu'on ne pense, avec des monuments gaulois insoupçonnés.
 
  I. Je défends l'image de Vercingétorix.
Professeur au Collège de France, titulaire de la chaire des Antiquités nationales, défenseur du mont Beuvray, M. Christian Goudineau est considéré par la communauté scientifique, ainsi que par la grande presse parisienne, comme le grand patron en histoire gauloise. Son dernier ouvrage " Le dossier Vercingétorix ", publié aux éditions Errance, s'articule en deux parties. Dans une première partie, il passe en revue toute la littérature concernant le chef gaulois, depuis sa naissance en tant que héros, au XIXème siècle, jusqu'à l'oubli de notre époque. Dans une deuxième partie, il tente de dresser, à partir des textes antiques et des données de l'archéologie, un portrait, plus vrai selon lui, du chef arverne. Son jugement est sévère: "Au regard d'autres ennemis de Rome (Hannibal, Mithridate, Jugurtha, etc.), Vercingétorix fait piètre figure. Il n'a pas de personnalité, il ne joue qu'un petit rôle (page 230)... Après quoi, il fut exécuté. Comment? Nous l'ignorons et, à vrai dire, cela importe-t-il? (page 328)". Et il conclut par un souhait: plutôt que de penser à la patrie, que mes concitoyens réfléchissent à la manière dont l'histoire crée ses héros (page 331)!
Présentant l'ouvrage, le N° 53 de L'archéologue évoque le "mythe Vercingétorix": un héros coupeur de têtes, dans une société très hiérarchisée, élevant des cochons.
Inutile de préciser que je suis en total désaccord avec cette thèse officielle qui s'appuie, selon moi,  sur des interprétations archéologiques erronées, sur des erreurs de traduction et qui ne tient pas compte de certains témoignages pourtant indiscutables. On pourra lire ma critique sur mon site Internet indiqué en bas de page. Par ailleurs, je note que la traduction que donne M. Goudineau  des textes relatant la reddition de Vercingétorix, reddition nulle et plate selon lui (page 238), est à l'opposé de celle que donnent certains professeurs de lettres d'Auvergne.
 
II. Je propose une autre Gergovie, une Gergovie fortifiée à la grecque.
 
Dans un hors série de la revue précitée, M. Christian Goudineau a confirmé, en 1998, la thèse officielle de Gergovie, sur le plateau de Merdogne, n'éprouvant que compassion à l'égard de ceux qui, aujourd'hui encore, chevauchent sur des chimères dépenaillées.
Nous sommes deux à contester cet emplacement officiel. M. Paul Eychart voit Gergovie aux Côtes de Clermont. En m'appuyant sur trois descriptions, celles de César, de Polyen et de Sidoine Apollinaire, je situe Gergovie dans le village fortifié du Crest, sur la montagne de La Serre.
En ce qui me concerne, j'ai fait ce qu'il fallait pour faire connaître mes arguments. La Direction Régionale des Affaires culturelles d'Auvergne a été mise au courant dès le 16/11/93 ainsi que le journal La Montagne, ainsi que le Président du Conseil régional, ainsi que d'autres autorités. Malheureusement, le débat n'a pas eu lieu. Directeur de la recherche au Centre archéologique européen du mont Beuvray, spécialiste de l'âge du Fer dans le Conseil national de la recherche archéologique, rédacteur en chef de la revue L'archéologue, collaborateur de Christian Goudineau, Vincent Guichard a très clairement fait savoir dans une interview accordée à France-culture le 11/02/95 qu'il n'avait pas l'intention de recommencer pour Gergovie la polémique dont le site d'Alésia a été l'objet. Et M. Grenier de Monner, importante autorité à la Sous direction de l'archéologie au ministère de la Culture, chargé du suivi de mon "affaire" depuis le 3 mars 1993, mais impliqué dans la préparation du statut des archéologues, n'a eu, de toute évidence, qu'un seul souci: préserver l'image de la profession.

Interrogée par plusieurs députés fin 2000, début 2001, Madame Tasca, Ministre de la Culture, déclare ceci : «... il n'a pas semblé convenable à ce stade aux autorités du ministère chargé de la Culture d'arbitrer entre les thèses soutenues par Monsieur Mourey et celles adoptées par un professeur au Collège de France, titulaire de la chaire des Antiquités nationales et d'autres personnalités scientifiques de compétence également reconnue.»
Interrogée de nouveau par M. Marc-Philippe Daubresse, député, sur le problème de la localisation de nos deux anciennes capitales gauloises qui n'a pas encore été résolu à ce jour, la Ministre s'est de nouveau retranchée derrière l'autorité du Collège de France en la personne de Christian Goudineau (Journal officiel du 2/7/2001, page 3835, réponse n° 59165 du 19/03/2001).

L'explication que je donne de la bataille de Gergovie a été reprise dans le site italien Battaglia di Gergovia , celle que je donne de la bataille d'Alésia dans un site en langue portugaise a Batalha de Alésia ( ).
On peut également consulter mon site Internet ( ) dans lequel on trouvera - si on le souhaite - les conditions pour acquérir mon Histoire de Gergovie, soit par la poste, soit en librairie.

E. Mourey
Historien, latiniste,
Ancien officier de carrière,
17 R. du Château - 71100 SAINT-RÉMY

Critique, en résumé, de la position officielle que j'ai adressée à " gergovie@free.fr " (Cliquer ici )

 

 

 

 

 

 

 

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