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Émile Duclaux
(1840 - 1904)
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Le scientifique engagé...
Physicien, chimiste et
biologiste français, né à Aurillac (Cantal), le 24/06/1840,de père huissier près
le tribunal d'Aurillac et mère commerçante.
Études au collège d'Aurillac, puis au Lycée Saint-Louis à Paris.
Reçu en même temps à l'École polytechnique et à l'École normale supérieure en
1859, il choisit l'École normale.
Devenu agrégé de sciences physiques en 1862, il entra comme agrégé préparateur
dans le laboratoire
de L. Pasteur, à l'École normale supérieure. Il participa aux expériences
que Pasteur mit au point pour invalider la théorie de la génération spontanée et
en 1863 publia une note : Sur la germination des corpuscules qui existent en
suspension dans l'atmosphère.
1863-1865 Durant trois étés il accompagna D.
Gernez et
Lechartier à Arbois (Jura), où Louis Pasteur avait entrepris des expériences sur
le vin.
Il soutint sa thèse de doctorat ès sciences physiques en 1865 : Études
relatives à l'absorption de l'ammoniaque et à la production d'acides gras
volatils dans la fermentation alcoolique. Nommé professeur au lycée de
Tours, il s'initia à la météorologie.
En 1866, nommé suppléant de la chaire de chimie à la faculté des sciences de
Clermont-Ferrand il collabora avec Pasteur à l'étude de la maladie des vers à
soie, à Pont-Gisquet.
Entre 1870-1873, pendant la guerre, puis la Commune, il accueillit Pasteur à
Clermont, où ils entreprirent des travaux sur la bière, à la brasserie Kühn de
Chamalières. Il ouvrit un cours supplémentaire de chimie biologique à la faculté
des sciences de Clermont et exposa la doctrine de Pasteur au cours de ses
conférences. Il étudia les lois sur l'écoulement des liquides et élabora une
théorie élémentaire de la capillarité.
En 1873, il épousa Mathilde Briot, fille du mathématicien, qui lui donna deux
fils Pierre et Jacques.
1873-1878, départ pour Lyon, où l'attendait la chaire de physique de la faculté
des sciences. Il mena des études sur le phylloxera.
En 1877, il loua une maison à Fau, dans le Cantal, où il passait ses vacances.
Il y établit une station laitière lui permettant d'étudier la composition du
lait, la fabrication de la fourme d'Auvergne et les perfectionnements à y
apporter. Il y mena une campagne de vaccination anticharbonneuse.
En 1878, il fut nommé professeur de météorologie à l'Institut agronomique et fut
chargé d'une conférence de chimie biologique à la Sorbonne (conférence donnée à
l'Institut Pasteur à partir de 1888).
Son épouse, atteinte de fièvre puerpérale, après la naissance d'un troisième
enfant, décéda en 1880.
Entre 1880-1900, principaux travaux et publications relatifs à l'agriculture, la
bactériologie, la chimie, l'étude des vins et du lait, la médecine et l'hygiène,
la physique.
En 1887, il fit paraître les Annales de l'Institut Pasteur. Ch.
Chamberland,
J.-J. Grancher,
Éditions Nocard, E.
Roux et I. Straus
font partie du premier comité de rédaction.
En 1888 il entra à l'Académie des sciences, dans la section d'économie rurale.
Cette même année il fut nommé sous-directeur de l'Institut Pasteur, jusqu'en
1895.
1894 Entrée à l'Académie de médecine, en qualité de membre libre.
1895-1904, à la mort de Pasteur, il prit la direction de l'Institut Pasteur (E.
Roux et Ch. Chamberland sont sous-directeurs). L'Institut ne cessa de grandir.
Achat des terrains qui s'étendaient de la rue Dutot à la rue de Vaugirard,
construction de l'Hôpital Pasteur (1900) et de l'Institut de chimie biologique
(1900).
En 1896 Il publia : Pasteur, histoire d'un esprit.
En 1898, au plus fort de l'Affaire, il participe à la défense du
capitaine Dreyfus. Il fut nommé vice-président de la Ligue des droits de l'homme
et du citoyen, qu'il contribua à créer.
Entre 1898 et1901 il publia le premier tome du Traité de microbiologie.
Seuls quatre des sept tomes prévus virent le jour.
En 1901, il épousa Mme James Darmesteter (Mary Robinson) et l'année suivante
parut son livre L'hygiène sociale.
02/05/1904 Décès à Paris.
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