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Mettre sous contrôle les procédures de travail, tel est l'objectif de la certification. Malgré un coût non négligeable, cette démarche qualité peut doper les résultats et mobiliser les salariés...

 

La certification est-elle une bonne méthode pour doper les résultats des petites entreprises ?
Que l'on fabrique un produit ou fournisse un service, il s'agit de mettre sous contrôle permanent les procédures de travail afin d'obtenir la meilleure qualité possible.
Dans ce domaine il y en a pour tous les goûts. D'abord le sigle NF (norme française). Créé en 1946, il est attribué par l'AFNOR Certification, filiale de l'Association française de normalisation. Ensuite, les certifications ISO, dont celles regroupées sous la bannière Iso 9000, qui garantissent la qualité des méthodes de travail et une organisation rationnelle des processus de production.. Dans la plupart des cas, c'est l'Afaq (Association française pour le management et l'amélioration de la qualité) qui les décerne.
Pour se démarquer de la concurrence, de plus en plus de cabinets d'avocats, d'architectes ou d'études notariales demandent à passer sous la bannière Iso.

Des procédures ciblées pour les petites entreprises.

De leur côté, les certifications plus ciblées, comme Qualibat (pour l'électricité) ou Qualité A (artisanat et services) conviennent très bien aux petites entreprises. Dans le secteur agroalimentaire, on parle plutôt de label, le plus connu étant le Label Rouge, créé en 1960 et décerné par des organismes agréés par le Ministère de l'Agriculture. Aujourd'hui, 40 000 agriculteurs peuvent l'arborer.
Il y a aussi des milliers de labels du terroir ou destinés à l'agriculture biologique.
Dans certains cas, il n'est pas possible de se passer de cette démarche de qualité certification. Par exemple dans le cadre des commandes publiques ou de certains marchés (aéronautique ou armement). Parfois la réglementation l'impose. Enfin la certification peut être imposée par les clients eux-mêmes. Un exemple ? Le marché des robinets sanitaires se fait uniquement sous le sigle NF. Idem dans l'industrie automobile, où la conformité aux normes est imposée par les constructeurs à leurs sous-traitants.
Comment s'opère concrètement la certification ? En général, un auditeur rejoint plusieurs jours l'entreprise et requiert une documentation fournie. Il rédige ensuite un rapport qui inclut les "fiches d'encart" entre les pratiques de travail et ce qui devrait être fait. Un comité l'étudiera et délivrera ou non le fameux label.
Suivront, à échéances variables selon les organismes, des audits de suivi et de renouvellement. La certification est donc une contrainte librement acceptée.
Les avantages de cette démarche qualité sont nombreux. Une relation de confiance s'établit avec les clients, assurés des prestations qu'ils obtiendront. L'entreprise peut aussi se permettre de maintenir ses prix alors que ses concurrents pratiquent rabais et dumping, à terme, le chiffre d'affaires de la société s'en ressentira.
Autre avantage. La certification peut constituer un projet d'entreprise qui mobilise les salariés sur un objectif d'amélioration collective.

Le coût ? Environ 1% du prix de revient du produit.

Côté inconvénient, la certification a bien sûr un coût, non négligeable. TPE direct, le département de l'Afaq qui délivre la certification Iso 9000 aux entreprises de 1 à 19 salariés, avance un ordre de grandeur de 4 000 à 6 000 Euros pour trois ans (audits de suivi inclus).
Afnor Certification propose, elle, un forfait entre 2 et 3 000 Euros par an plus 1 000 Euros par journée d'audit.
Aux prestations du certificateur il faut ajouter le travail en interne : temps consacré à la réflexion, à la rédaction des documents et aux réunions d'organisation des nouvelles procédures. C'est ce qu'on appelle "Le Coq", ou coût d'obtention de la certification.
Conclusion, une démarche qualité n'est réellement bénéfique que si elle est totalement personnalisée. Trop de sociétés considèrent le certificateur comme un examinateur tout-puissant. Alors qu'il est et ne doit être qu'un fournisseur comme les autres. Par conséquent, il ne faut surtout pas hésiter à lancer un appel d'offres auprès des différents organismes, ni se priver de négocier leurs tarifs ou de se faire préciser les compétences et les moyens mis en œuvre...

 

 

 

 

 

 

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