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"Comment accueillir des jeunes en entreprises ?..."
Nombreuses sont les entreprises qui
accueillent des jeunes pendant les vacances d'été.
Rappel des principales règles du jeu applicables...
Contrairement à une idée reçue, les jeunes recrutés en dehors de tout stage,
pour une période indéterminée, pour effectuer un travail précis moyennant
rémunération et sous les directives de l'employeur, ont le statut de salarié. Ce
qui signifie :
Seuls ceux qui sont accueillis pour effectuer un stage dans le cadre de leurs
études n'on, en principe, pas le statut de salarié, mais celui de stagiaire.
Les Classiques Jobs d'été
: quel contrat de travail pour les "jobs d'été" ?
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Rappel : le contrat
doit notamment préciser le motif pour lequel il a été conclu, son
terme ou sa durée minimale, le nom et la qualification de la
personne remplacée, le cas échéant, ou la désignation du poste de
travail. |
Quelle rémunération verser ?
Le jeune a, en principe, droit à une
rémunération équivalant à celle que percevrait pour la même fonction dans
l'entreprise, après la période d'essai, un salarié sous contrat à durée
indéterminée de même qualification.
Cette rémunération ne peut bien sûr pas être inférieure au SMIC ou au salaire
minimal conventionnel.
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A noter : si le jeune
n'a pas 6 mois d'ancienneté dans la branche d'activité de
l'entreprise, il peut toutefois ne percevoir que :
80% du SMIC s'il a moins de 17 ans;
90% du SMIC s'il a entre 17 et 18 ans |
Les stages en entreprise :
quel est le statut des stagiaires ?
Pendant leur séjour dans l'entreprise, les
jeunes accueillis en stage ne sont pas juridiquement sous la subordination de
l'employeur et ne sont donc pas titulaires d'un contrat de travail. Ils
conservent en principe leur statut d'élève ou d'étudiant.
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A noter : le droit du
travail (hormis en matière d'hygiène et de sécurité) et les
conventions collectives ne leur sont pas applicables. Ils doivent
cependant se conformer au règlement intérieur de l'entreprise,
notamment pour ce qui concerne les horaires de travail. |
Le plus intéressant pour l'entreprise
consiste à faire appel à des élèves ou des étudiants dans le cadre de stages
obligatoires à l'obtention de leur diplôme (IUT, DESS, magistères, écoles de
commerce ou d'ingénieurs, etc.), car l'entreprise peut alors être, dans
certaines conditions, exonérée de toutes charges sociales.
Quelles cotisations sociales doivent être
acquittées dans le cadre des stages :
tout dépend du caractère obligatoire ou non du
stage.
1er cas
: le stage est obligatoire
Si l'entreprise verse à l'étudiant une gratification inférieure ou
égale à 30% du SMIC, (338 Eur.)
elle
n'a aucune cotisation sociale à acquitter si l'étudiant est assuré par sont
établissement au titre des accidents de travail;
elle
doit seulement acquitter les cotisations patronales de Sécurité Sociale, le FNAL
et éventuellement le versement transport, sur la base de 25% du SMIC au 1er
janvier, si l'étudiant n'est pas assuré par l'établissement au titre des
accidents du travail.
Si
l'entreprise verse à l'étudiant une gratification mensuelle supérieure à la base
en vigueur., elle doit la soumettre en totalité à toutes les cotisations de
Sécurité Sociale de droit commun, patronales et salariales, à la CSG et à la
CRDS.
2ème cas
: le stage n'est pas obligatoire
Lorsque l'entreprise accueille un jeune dans le cadre d'un stage organisé par
l'établissement scolaire ou universitaire, qui n'est pas obligatoire dans le
cadre de son cursus :
elle
doit acquitter des cotisations patronales de Sécurité Sociale si le stagiaire ne
perçoit aucune gratification;
elle
doit acquitter les cotisations de Sécurité Sociale de droit commun, salariales
et patronales, la CSG et le CRDS, sur le montant de la gratification s'il est
supérieur à la base en vigueur.
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