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Le nouveau contrat-jeune...
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Une nouvelle aide pour favoriser l'embauche des jeunes peu ou pas qualifiés...

Le Parlement a voté, l'été dernier, une loi destinée à favoriser l'embauche des jeunes.
Dans le cadre de cette loi, un nouveau contrat aidé a vu le jour : "Le contrat-jeune Entreprise".
Grâce à ce dispositif, les entreprises pourront désormais embaucher des jeunes peu ou pas qualifiés à moindre coût social.

 

 

L'entrepreneur peut avoir recours au contrat-jeune quelle que soit la nature de son activité (association, société commerciale, profession libérale...), le secteur d'activité, ou encore son effectif.

A NOTER : sont en revanche exclus de ce dispositif les particuliers employeurs et les entreprises publiques.
Dans le cadre de ce nouveau contrat il n'est possible, en revanche, d'embaucher que des jeunes âgés de 16 à 22 ans révolus, dont le niveau de formation est inférieur à un diplôme de fin de second cycle long de l'enseignement général, technologique ou professionnel.

En pratique  il s'agit des jeunes ayant un niveau d'études inférieur au baccalauréat, titulaires d'un CAP ou d'un BEP par exemple.



Pour bénéficier de ce dispositif, 3 conditions sont à respecter :

  • n'avoir procédé à aucun licenciement économique dans les 6 mois qui précèdent l'embauche du jeune;

  • être à jour du paiement des cotisations et contributions sociales;

  • recruter un jeune qui n'a pas travaillé dans l'entreprise dans les 12 derniers mois précédant l'embauche, sauf s'il est ou a été engagé pendant cette période en contrat à durée déterminée (CDD) ou en contrat d'intérim.



Le montant de l'aide attribuée à l'employeur varie selon le niveau de la rémunération versée au salarié et selon qu'il est engagé à temps complet ou à temps partiel.

Pour un salarié travaillant à temps complet, le montant de l'aide mensuelle est fixé à 225 Eur. lorsque sa rémunération est égale au Smic ou à la garantie mensuelle de rémunération (GMR) prévue par la loi Aubry II sur les 35 heures.
Lorsque le salaire versé est supérieur au Smic ou à la GMR, l'aide de l'État augmente proportionnellement au montant du salaire, dans la limite d'une aide maximale de 292.50 Eur. Elle se calcule alors à l'aide de la formule suivante : Rémunération mensuelle x 225 Eur.
Smic mensuel ou GMR

Pour un salarié travaillant à temps partiel, le montant de l'aide est fonction du rapport entre la durée de travail et la durée légale (ou la durée conventionnelle, si elle est inférieure).

Il n'est pas possible de cumuler cette aide avec aucune autre aide à l'emploi. En revanche, le cumul est possible avec la plupart des exonérations de charges sociales (exonération de cotisations d'allocations familiales, réduction dégressive sur les bas salaires, allègement "35 heures" prévu par la loi Aubry II, et réduction forfaitaire sur les avantages en nature dans les hôtels, cafés, restaurants).

A NOTER : si l'entreprise adhère à une caisse de congés payés, le montant de l'aide de l'État est majoré de 10%. Les plafonds de l'aide forfaitaire sont donc respectivement portés de 225 à 247.50 Eur. et de 292.50 à 321.752 Eur.

Les formalités

Dépôt auprès de l'Assedic d'une demande comportant un engagement de la part de l'employeur de respecter les conditions d'attribution de l'aide et une déclaration du salarié précisant son identité, son âge et son niveau de formation.
Transmission d'une copie de cette demande par l'Assedic au directeur départemental du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP)



L'aide est versée pendant 3 années consécutives à compter de la date d'embauche du salarié. Elle est accordée à taux plein les deux premières années et à 50% la troisième année.

En Pratique : Il faut donc verser aux échéances normales, les cotisations et contributions sociales attachées au salaire du jeune salarié. Et ce n'est que chaque trimestre que l'employeur percevra le montant de laide de la part de l'Assedic.

L'employeur doit systématiquement communiquer à l'Assedic toute rupture, suspension ou modification du contrat, entraînant un changement du montant de l'aide ou l'interruption de son paiement.

A NOTER : cette information est ensuite transmise par l'Assedic à la direction départementale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle.

Ainsi, par exemple, l'employeur doit informer l'Assedic, d'un changement de la durée de travail du salarié passant d'un temps partiel à un temps plein. Dans ce cas, le montant de l'aide sera augmenté.
Par ailleurs, en cas de suspension du contrat de travail du salarié d'une durée supérieure à 15 jours, le versement de l'aide est interrompu et reporté de la durée de la suspension.
Enfin, la rupture du contrat-jeune, avant le terme des trois années, entraîne en principe le reversement de l'intégralité de l'aide perçue. Toutefois, ce reversement n'est pas dû en cas de :

  • rupture pendant la période d'essai,

  • licenciement pour faute grave ou lourde,

  • licenciement pour cas de force majeure,

  • licenciement pour inaptitude professionnelle ou médicalement constatée,

  • licenciement pour motif économique,

  • démission du salarié.

LE CONTRAT JEUNE

Contrat à durée indéterminée (CDI)
Temps plein ou temps partiel, dont la durée ne peut être inférieure à un mi-temps par rapport à la durée collective du travail.
Le salarié embauché dans le cadre d'un contrat-jeune a la possibilité de rompre son contrat sans préavis, dès lors qu'il justifie d'une embauche en contrat d'apprentissage ou d'insertion en alternance, ou encore pour suivre une formation professionnelle continue.

 

 

 

 

 

 

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