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LES CAVES DISPARUES
Les maisons de la
Butte de Clermont-Ferrand
on été construites jusqu'à 7 étages de caves. Les habitants avaient l'habitude de s'y cacher, bien avant le Moyen-âge, pour
échapper aux pillages et aux tueries. Jusqu'au début du XIXème siècle, la Rue
Savaron s'appelait " las
Grotas
" (les grottes). Elles servaient, en outre, à la conservation du vin produit
dans les alentours de la ville, ainsi qu'à celle des aliments. Beaucoup de caves communiquaient entre elles, formant ainsi de
véritables labyrinthes. Les caves conservées depuis cette époque servent toujours à l'affinage des fromages...
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MAISONS
PARTICULIÈRES
A l'angle de la
Rue des
Chaussetiers et de la rue des Gras, une des plus vieilles maisons de Clermont-Ferrand. Les arcades du
2ème étage datent de le fin de la période Romane. Au n° 3 de la rue
des Chaussetiers, vous pourrez admirer l' Hôtel d'Hugues Savaron construit en 1513 dont le tympan est orné de trois hommes sauvages portant le blason des
Savaron.
MAISON
DE L'ANGE
14, rue Kléber, dans la cour, au-dessus de la porte rectangulaire, un tympan
triangulaire est décoré d'un ange tenant un écu du XVIème siècle.
LES REMPARTS DE MONTFERRAND
Plus
longs que ceux de Carcassonne, construits selon un dispositif développé
ensuite par Vauban, les remparts de Montferrand témoignent d'un passé prospère. Quelques éléments parsèment encore la cité, notamment,
rue des Fossés-sous-le-Séminaire, rue des Fossés sous la Rodade et rue de la Gravière.
Au
tout début, vers 1120, était une forteresse construite par le comte d'Auvergne Guillaume VI, entourée, bien sûr d'une enceinte. De
celle-ci, il ne reste qu'une tour cylindrique, dont on voit encore, de la petite
rue du château, l'étroite fenêtre romane. La ville, elle-même
distincte du château, était également pourvue de remparts qui disparurent, absorbés peu à peu par les constructions ultérieures.
Seule, une des tours de la porte survécut jusqu'au XVIème siècle, sous le nom de donjon de la Rodade.
Les
remparts dont on peut suivre aujourd'hui encore les traces, ont été élevés
au XIIIème siècle. Après des luttes acharnées contre le roi de France, Montferrand n'est alors plus qu'un amas de ruines. Dauphin,
son seigneur, lui préfère Vodable et confie Montferrand à sa femme, la comtesse G. et à leur fils Guillaume. En 1196, une charte est octroyée
à la nouvelle ville qui attire de nombreux commerçants.
C'est
pour offrir une sécurité absolue aux nouveaux habitants, que Guillaume élève des remparts dont le pourtour mesurait 1 772 mètres (l'enceinte
de Carcassonne couvrait 1500 m), entourés d'un fossé très profond, alimenté par les eaux de la Tiretaine. Au sud, les rues Debay-Facy et
Saint Robert occupent leur emplacement. Ils dominaient de quatre mètres le sol intérieur et d'une dizaine de mètres le fond du fossé. Tous
les quarante mètres environ, la muraille était flanquée de tours rectangulaires (l'une d'entre elles subsiste encore rue de la Gravière),
assez rapprochées pour s'assurer une défense mutuelle. Entre les tours, les courtines étaient trouées de grands arcs bourrés de terre
et de pierraille, appuyés au flanc même de la colline. Ces arcs, certains dénudés, sont encore visibles au nord et au sud-ouest.
On
pénétrait dans la ville par quatre portes : celles de Bise ou Saint-Louis au nord (place des Cordeliers), de l'Hôpital au sud (place
de la Fontaine), de la Rodade ou de Belregard à l'ouest (place de la Rodade), de la
Poterne ou de la Bade au sud-est (rue du Temple), toutes
détruites au XVIIIème siècle. Ces portes avaient un pont-levis et de grosses chaînes de fer. Les murs étaient si épais
que des chambres, cabinets et autres annexes avaient été bâtis dans l'épaisseur pour loger le capitaine et ses aides.
Ces
remparts ont été réparés, remontés, modifiés par la population, au
cours des siècles, en fonction des armes de l'époque. Au XIVème siècle, la maçonnerie fut faite avec de la chaux provenant de Bonneval
près de Pérignat-les-Sarliève et de Croptes entre Lezoux et Ravel. En 1363, les murs se couvrent de bretèches. Celle de la porte de l'Hôpital,
trop vulnérable au canon de l'assaillant, est remplacée en 1546 par une tour demi cylindrique.
En 1631, les remparts de Montferrand étaient encore soigneusement
entretenus. Ils n'auraient été abandonnés que vers 1770.
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