|
La
Cathédrale de Clermont-Ferrand fut
mise en chantier en 1248, pour s'achever en 1902...
Cependant, Viollet le Duc termina la façade occidentale en 1884. En 1794, la
Cathédrale faillit être détruite par les révolutionnaires, c'est un Bénédictin,
Verdier-Latour, qui réussit à les retenir, en faisant admettre que la Cathédrale
conviendrait parfaitement aux rassemblements populaires.
C'est ainsi que l'édifice fut préservé...
Place qui termine la Rue des Gras porte le nom de ce défenseur du patrimoine.
Élancée comme une flèche noire, la Cathédrale Notre - Dame, emblème de la Ville,
fut très longtemps, un véritable espace commercial.
le XVIème siècle, les autorités de l'église,
accordèrent le droit aux marchands d'installer leurs étals sur le parvis. La
dernière échoppe disparut vers 1890. La construction de cette œuvre est
inspirée des cathédrales de l'Île de France et sa couleur noir est due à la lave
de Volvic, il faut noter que c'est la seule grande cathédrale construite avec ce
matériau.
Après
la destruction des voûtes et le comblement d'une grande partie par les
fondations de l'église gothique, et d'autres dégâts au cours desquels les murs
de la chapelle furent éventrés pour éventrer les placards et ouvrir de nouveaux
sarcophages et créer des accès. Les maçonneries de la cathédrale furent
effectuées dans le mortier et des pierres taillées à la demande avec du mortier
à liant blanc empreints de petits grains de pouzzolane noir. Le mobilier de la
crypte présente aussi un grand intérêt.
Il comprend :
un sarcophage en marbre du IVème siècle qui
servait d'autel dans le transept nord de la cathédrale avant la Révolution. Il
fut acheté en 1793 pour être transformé en abreuvoir. Récupéré après la
tourmente, il servit d'autel pour la chapelle des Carmes Deschaux avant d'être
transporté dans la crypte de la cathédrale en 1960. Sur la façade principale,
les sujets se suivent en frise continue, encadrant la figure de la défunte dans
l'attitude de l'orante, les bras levés vers le ciel, accueillie par saint Pierre
et saint Paul. Ce mobilier constitue un précieux témoin des premiers temps du
christianisme en Auvergne.
un sarcophage du Vème ou VIème
siècle, trouvé sous le dallage de la cathédrale en 1822, montre le Christ et les
apôtres insérés dans des niches délimitées par des colonnettes.
des fragments de corniches et de modillons à copeaux en grès de Chaptuzat, qui
devaient orner la cathédrale d'Etienne II. De belles peintures murales datant du
début du XIIIème ornant la partie
tournante du déambulatoire auquel on accède par un petit tunnel creusé dans les
fondations gothiques. Elles furent exécutées à la demande de la famille à qui
l'on avait concédé l'usage d'une des chapelles. Elles représentent le Sermon sur
la Montagne et la multiplication des pains, puis, presque effacée,
l'Annonciation. En face : une Vierge en majesté qui faisait partie d'une
Adoration des mages. Les autres scènes sont indistinctes.
La crypte de la Cathédrale est ouverte aux visiteurs en
d'été.
___
|