Hébergements

  Aires camping-cars      
  Auberges                        
  Campings                      
  Chambres d'hôtes       
  Gîtes                                
  Hôtels                             
  Locat. saisonnières    

            Tourisme

 Curiosités                      
  Découvertes                  
  Espaces                         
  Faune                              
  Flore                                
  Galerie photos              
  Histoire                           
  Maisons du Parc           
  Milieux naturels             
  Parcs                               
  Passion pêche            
  Patrimoine                     
  Randos pédestres       
  Randos VTT                   
  Ski nordique                 
  Sports & Loisirs           
  Sports aériens             
  Sports de rivière          
  Thermes                         
  Tourisme de santé      
  Villes et villages            
  Villes d'eaux                   
  Volcanisme                   

          Patrimoine

  Art Roman                      
  Circuits découvertes   
  Contes et légendes    
  Édifices religieux         
  Histoire d'Auvergne     
  Musées                          
  Route des châteaux    
  Route du miel                

             Terroir

  Produits du terroir         
  Recettes                         
  Route des métiers       
  Route du miel                
  Spécialités                     
  Toques d'Auvergne      

            Dossiers

  Dossier du Mois           
  Dossier histoire           

        Organismes

  Offices de tourisme      

3

 

 

 

Traditions, légendes, contes mystérieux...

Découvrez l'Auvergne mystérieuse à travers des récits et des légendes
que l'on raconte encore dans les chaumières.
 

Le rendez-vous des sorciers...

Selon certains auteurs, après le départ des moines, le sommet du Puy de Dôme servit de lieu de sabbat aux sorciers.
En 1594, "la femme Bosdeau", sorcière du Limousin, fut condamnée par le parlement de Bordeaux et brûlée vive. La malheureuse laissait une confession et c'est ainsi qu'on apprit tout.
«La nuit de la Saint-Jean d'été donc, les sorciers arrivaient là, de l'Auvergne, du Limousin, de la Marche, du Velay, du Vivarais, du Gévaudan, voire du Languedoc. Car ils n'avaient qu'à enfourcher leur balai de bouleau pour être rendus en un clin d'œil dans les vents de la nuit.
Leur maître, c'était Satan, qui avait la figure d'un bouc. Il les recevait au milieu d'un rond tracé sur le gazon au sommet de la montagne. Chacun venait allumer sa chandelle à la chandelle noire qu'il portait sur les cornes et dévotieusement lui baiser la fesse.
Pour commencer le sabbat, le diable disait la messe à sa façon, avec une tranche de rave en guise d'hostie. Puis il distribuait les métiers de sorcellerie pour leur nouvelle année, faisant largesse de charmes contre le feu, les loups, les bêtes sauvages, et soufflant sur ses suppôts pour leur donner le pouvoir de prédire l'avenir (1)
La tradition populaire veut que, pendant cette messe noire, à cet endroit du puy de Dôme qu'on appelle "le cratère du Nid de la Poule", soit apparue une énorme poule noire à trois queues (elle pondait trois œufs noirs puis disparaissait dans les flammes). Les sorciers se précipitaient alors, brisaient les œufs et y trouvaient les ordres de Satan pour l'année à venir.
En cette année de la Saint-Jean, où le crépuscule du soir rejoint presque celui du matin, la foule noire de sorciers grouillait longtemps dans le gris blafard, là-haut, d'où l'on domine, si bas au-dessous, une infinité de pâturages, de forêts et de campagnes. Assis sur l'herbe rase, ces maudits faisaient un repas de pain, de vin et de fromage, toutes provisions mises en commun, pour signifier qu'ils étaient tous frères. Puis, jusqu'à l'heure où l'air de pâle devient rouge, leurs cérémonies se continuaient par des débordements, des horreurs, des lubricités qui ne vaudraient rien à êtres retracées.
Ces choses sont si vieilles qu'on n'oserait les donner pour tout à fait véritables. Cependant, encore aujourd'hui, les bergers montent à la Saint-Jean sur la plus haute montagne pour voir danser le soleil : car il danse, ce jour-là, à son lever, ne sachant s'il doit aller à droite ou aller à gauche.
Beaucoup en ces cantons écartés ont dû demeurer longtemps païens et magiciens dans le secret de leur cœur (2).
Le bouc était consacré à Mercure et on ne s'est pas étonné d'en retrouver des cornes dans le temple. Mais on se pose davantage de questions sur les cornes enfouies sous la chapelle Saint Barnabé..
Ce site n'est d'ailleurs pas le seul dans la chaîne des Puys à avoir mauvaise réputation : le sommet très étroit de ce puy Chopine, qui a tant décontenancé les géologues, passe lui aussi, pour avoir eu une chapelle et avoir été un rendez-vous de sorciers. Et tout le monde sait bien qu'au Suquet de la Fachineire (la petite montagne de la fée) entre le puy de Pourcharet et le puy de Montillet, il n'est pas prudent de tenir des troupeaux après le coucher du soleil...

(1) Henri Pourrat, Gaspard des montagnes, Le Livre de Poche (1966)
(2) Henri Pourrat, op, cit.

 

 

 

 

 

 

  Retour  |  Accueil  |  Sommaire Légendes  |  Haut de page 

© 1997 Studio Concept France - Site optimisé pour une résolution de 1280x1024